Un petit tour dans le Massachusetts

Après nos 3 semaines sur la côte ouest, nous prenons l’avion pour la côte est, direction Boston, dans le Massachusetts. Le temps est pluvieux et presque frais alors que nous partons récupérer la voiture que nous avons réservée. Dans ce pays, il est difficile de faire quoi que ce soit sans voiture et, alors que nous espérions nous en passer le temps d’explorer un peu Boston, nous avons réalisé que la combinaison hôtel en périphérie + voiture nous revenait moins cher qu’un hôtel à Boston… Difficile à imaginer, mais vrai! La voiture que nous avons réservée n’est plus disponible (même si nous avons déjà payé) et le seul véhicule assez grand pour nous 6 est un énorme minibus de 12 places (bien plus grand que notre minibus du Chili…). Pour le même prix et avec un demi réservoir d’essence offert, nous repartons donc au volant de ce monstre. Je me dis qu’au moins, si nous devons dormir dans la voiture, il devrait y avoir de la place…

Armée d’une carte incomplète, nous nous perdons et arrivons tard à l’hôtel que nous avions repéré. Il n’y a plus de place et les hôtels alentours sont quand même trop chers. Il est donc temps de passer au plan B: dormir dans la voiture… Je dois avouer que l’idée ne me déplait pas, surtout dans ce minibus… Nous trouvons un parking désert et discret et nous installons pour la nuit. Le sac de couchage est agréable vu la température extérieure et nous ne tardons pas à basculer dans les bras de Morphée… A 11h du matin, nous émergeons et découvrons que beaucoup de gens sont venus se garer et sont partis travailler… Nous n’avons rien entendu, la nuit a été bonne pour presque toute la famille, sauf pour Ian qui, fort de son 1,88 mètre, n’a pas réussi à trouver une position confortable, malgré les dimensions du minibus. Il est parfois bon de ne pas être trop grand…

Après un bon petit-déjeuner, nous décidons de monter un peu plus au nord sur la côte, à Cape Ann, et d’explorer Boston dans quelques jours. Entre deux pluies torrentielles, nous nous promenons au bord de l’océan et allons admirer les petits villages de pêcheurs de Gloucester et de Rockport, pleins de charme. J’aime ces maisons en bois, blanches ou colorées, que nous trouvons partout dans cette région. Elles se fondent parfaitement dans le paysage et les jardins ouverts, sans barrière et sans délimitation, augmentent encore ce charme. La luminosité après la pluie est belle. Les rues, les maisons, la mer, tout semble briller un peu plus, comme si la pluie, telle une ouvrière méticuleuse, avait tout lavé soigneusement.

Nous goûtons l’une des spécialités locales: le « clam showder », ou la soupe de palourdes. Nous nous régalons et essayons de ne pas nous brûler, alors que la chaleur qui nous envahit nous réchauffe agréablement. Il faut dire que nous n’arrêtons pas de passer d’un extrême à l’autre au niveau des températures et que notre organisme doit se demander pour la xième fois ce que nous fabriquons. Est-ce l’été, le printemps, l’automne ou l’hiver? Impossible de s’y retrouver… Nous-mêmes ne savons pas vraiment ce qu’il en est. Cette année, nous n’avons pas eu notre cycle des saisons. Nous avons enchaîné beaucoup de pays chauds, très chauds, intercalés de temps en temps par des périodes un peu plus fraiches (relativement en tout cas). Depuis que nous sommes aux USA, nous avons eu plutôt froid, même en Californie, étonnamment. Mais, après tout, nous sommes tellement habitués à la chaleur que c’est peut-être nous qui trouvons qu’il fait froid. En tout cas, tremper nos pieds dans l’océan Atlantique nous fait frissonner. Aucun d’entre nous n’ira plus haut que les mollets… Amandine, comme toujours, part à la chasse au trésor et revient les bras chargés de coquillages. Elle sait que nous n’en garderons que quelques-uns, mais cela ne semble pas entamer son plaisir et son enthousiasme. Les enfants ont cette capacité extraordinaire à s’enthousiasmer si facilement. Ils savent vivre pleinement le moment présent et en profiter, et ils ont raison.

Après ces quelques jours tranquilles, nous repartons à Boston et profitons d’une belle journée ensoleillée pour découvrir cette ville sympathique. Pour moi, cette ville me rappelle plein de souvenirs, car j’y étais venue lors d’un échange scolaire avec mon lycée pendant 3 semaines, et j’en avais gardé un souvenir extraordinaire. C’est une ville où il fait bon flâner, plus tranquille et plus facile à découvrir que New York.

Après quelques jours et d’autres pluies torrentielles, nous nous dirigeons vers le New Hampshire, dans la région des lacs. Nous avons rendez-vous avec Stephen, séminariste, que nous avions rencontré en Afrique du Sud à Durban, avec sa famille, et nous devons donner une conférence dans l’école apostolique où il se trouve. Alors que nous approchons de notre destination, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer qu’il y vraiment beaucoup de motos sur les routes, des Harley Davidson notamment, dont les conducteurs ne sont plus franchement tout jeunes. Barbes grisonnantes et cheveux longs au vent, bandanas noués sur la tête et vestes en cuir, ils semblent prendre leur temps et nous saluent en nous dépassant. Sympathiques, ils sont l’emblème d’une certaine génération.

Nous découvrons, alors que nous commençons notre quête pour un motel abordable pour nous 6, que nous sommes arrivés pendant « bike week », la semaine de la moto, et que tous les hôtels pratiquent un tarif spécial « bike week », bien au-dessus des tarifs de la saison haute. Cette semaine est un événement qui fait venir des motards d’un peu partout des Etats-Unis. Bref, ce n’est pas le meilleur moment pour arriver dans cette région et chercher un logement pas cher… Heureusement, nous sommes arrivés tôt dans l’après-midi et nous pouvons prendre le temps de chercher. Nous faisons une grande boucle, autour de ces immenses lacs, et admirons le paysage magnifique, tout en nous arrêtant à tous les motels-hôtels que nous trouvons sur notre chemins. Trouver un logement est probablement un thème qui revient souvent dans ces blogs, mais pendant ce tour du monde, chaque fois que nous sommes en déplacement, trouver un logis et un repas ont parfois tendance à occuper beaucoup de notre emploi du temps, inévitablement… Ce n’est pas le moyen le plus efficace pour utiliser sa journée selon les critères de notre société, mais nous avons le temps et nous sommes ensemble et cela fait parti de notre quotidien autour du monde, et c’est aussi une façon de découvrir une région. Les enfants lisent, Amandine bricole, nous admirons le paysage, chacun s’occupe et profite du temps donné. Pas d’inquiétude, nous finissons toujours par trouver un toit sur notre tête (même si de temps en temps, exceptionnellement, ce toit est notre propre voiture, lorsque nous en avons une… ou même si, de temps en temps, nous devons payer un peu plus cher que prévu et rattraper cet excès les jours suivants, budget à respecter oblige…). Mais assez disserté sur ce sujet… Nous trouvons finalement un petit bungalow au bord d’un immense lac. Le propriétaire nous fait un prix spécial (avec la récession, il y a moins de personnes que les autres années, nous dit-il), et nous nous installons avec plaisir. Des kayaks sont disponibles et les garçons partent explorer une partie de cet immense lac en kayak.

Le lendemain, nous nous levons tôt, retrouvons Stephen après la messe et faisons notre conférence dans l’école. Nous avons choisi plus de 1000 photos (presque 12 heures de travail pour en arriver là… Je n’ose vous dire combien de photos nous avons prises pendant cette année…) et elles défilent toutes les 2 secondes, pendant que nous parlons. Auparavant, lors des conférences précédentes, nous commentions quelques photos, mais cette forme plus dynamique (idée d’Ian) est probablement plus sympathique. Bref, nous apprenons et nous nous perfectionnons… (du moins, je l’espère). La conférence semble plaire et les questions fusent après les photos. Plus tard, Xavier et David partent marcher avec les jeunes et avec Stephen, pendant que nous allons pique-niquer en kayak sur le lac avec Amandine et Eric. Après quelques efforts avec la pagaie, nous arrivons sur un îlot minuscule et difficile d’accès, mais nous nous installons pour le pique-nique. Nous sommes pieds nus, sauf Ian, qui est en sandales, et je me demande s’il n’y a pas des serpents ou d’autres bestioles que nous risquons de déranger. En fait, pas de bestioles en vue, mais un vieux clou rouillé qui transperce la sandale d’Ian et lui rentre dans le pied. Pas franchement idéal. Heureusement, grâce à la chaussure, le clou n’a pas pénétré trop profond (il vaut mieux ne pas imaginer ce qui se serait passé si l’un de nous, sans chaussure, avait marché dessus, et non Ian). Nous badigeonnons la plaie d’eau oxygénée à plusieurs reprises et Ian mettra ses chaussures de marche pendant plusieurs jours, histoire d’éviter toute infection. Au final, plus de peur que de mal. La plaie guérit sans problème et sans s’infecter. Ouf!

Après quelques bonnes journées au bord du lac, nous repartons. Le propriétaire, avec qui nous avons sympathisé, ne nous fait pas payer les heures de kayaks que nous avons faites. Il nous dit que c’est sa façon de participer à notre tour du monde. Une attention pleine de gentillesse que nous apprécions.

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Joyeux anniversaire David!!! Happy birthday David!!!

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Le 7 juillet, c’est l’anniversaire de David.

Joignez-vous à nous pour lui souhaiter ses 14 ans.

San Francisco, Los Angeles, San Diego et des visites super sympathiques

San Francisco

Après le parc du Yosémite et les montages, nous retrouvons l’océan Pacifique le lendemain et découvrons San Francisco. Nous empruntons pas moins de 3 ponts différents (dont le fameux pont du Golden Gate…), montons et descendons le long des rues pentues et étroites (la ville compte pas moins de 43 collines…), à la suite des « cable cars » (tramways à traction par câbles) , découvrons un petit bout de Chinatown et admirons la vue plongeante que l’on a du haut des collines… La ville est sympathique, même si nous ne nous y attardons pas… Les enfants, et notamment David, sont impatients d’arriver chez Sophie, que nous avons connue à Maisons-Laffitte et dont Sacha, le fils ainé, était le meilleur ami de David, alors que Bastien était dans la classe d’Amandine. Bref, certains d’entre vous qui me lisent savent de qui je parle et aurons reconnu Sophie et ses enfants sur les photos. Nous passons quelques jours super sympas et, trop vite, nous devons repartir. Merci Sophie pour cet accueil et à bientôt en France, lors de tes visites…

Los Angeles

Après quelques jours, nous devons redescendre sur San Diego pour prendre l’avion et aller découvrir un petit bout de la côte est. Nous nous arrêtons à Los Angeles (merci Antoine) et nous promenons le long de la plage. Il y a de l’animation et toute la diversité et originalité des États-Unis s’y trouve réunie… Nous découvrons aussi le charme du quartier de la « Venise d’Amérique », créé par Abbot Kinney en 1905. Des canaux, des petits ponts et de superbes maisons… Il doit faire bon y vivre…

Nous repartons et roulons un peu dans Hollywood et nous perdons joliment. Il faut dire que nous n’avons pas acheté de cartes routières et que je me débrouille avec les cartes trouvées dans les offices de tourisme, qui ne couvrent pas toujours toutes les régions… Nous apercevons les lettres HOLLYWOOD sur la colline, et voyons beaucoup de très belles maisons… Nous retrouvons enfin le bon autoroute et nous dirigeons vers San Diego.

San Diego

Après quelques embouteillages, nous arrivons à San Diego où nous sommes attendus par Véronique, la sœur d’Ian. Nous passons un très bon moment chez Véronique et Amandine retrouve sa cousine. Quelle chance de pouvoir ainsi retrouver la famille et les amis autour du monde. Les rencontres sont toujours les meilleurs moments du voyage… Merci à tous ceux qui nous ont accueillis autour du monde !

Nous reprenons l’avion le 10 juin pour Boston. Déjà presque 11 mois de voyage, que le temps passe vite!

Du désert à la tempête de neige en moins de 24 heures!

Nous reprenons la route et partons plus au nord. Nous traversons le désert de la Vallée de la Mort, en Californie (notre deuxième Vallée de la Mort en quelques mois, après celle du Chili). Nous sommes 85 mètres au-dessous du niveau de la mer. Un peu moins aride que celui du Chili (où aucune végétation ne poussait), nous avançons au milieu de formations rocheuses stratifiées, de dunes de sable et d’étendues salées magnifiques. Ce désert est l’un des plus chauds au monde et nous ne sommes pas déçus lorsque nous nous aventurons au-dehors de la voiture. Oui, il fait chaud, très chaud, mais quel plaisir de voir ces paysages incroyables! Décidément, je ne me lasse pas des déserts.

Après une journée de route au milieu de ce désert, nous sortons soudainement et nous retrouvons au milieu de la végétation et découvrons devant nous les montagnes enneigées de la Sierra Nevada, dont certaines culminent à plus de 3500 mètres. Le contraste est saisissant. Fatigués après cette journée de route, nous cherchons un logement pour la nuit. Comme toujours, nous n’avons rien préparé, nous nous arrêtons lorsque la fatigue se fait sentir, et commençons notre quête pour trouver un hôtel pas cher où nous pourrons nous entasser à 6 dans une seule chambre… Heureusement, dans beaucoup d’hôtels américains, les enfants en dessous de 17 ans « ne comptent pas ». Tant que nous nous débrouillons pour le couchage, on ne nous demande rien. Bien pratique pour nous, cela nous permet de respecter notre budget. Nous faisons plusieurs hôtels sans succès (trop chers, pas plus de 5 personnes dans une chambre…) avant d’en trouver un. Les enfants sont habitués et attendent patiemment que nous trouvions « l »’hôtel où ils auront l’honneur, pour certains, de dormir par terre, vu que nous ne pouvons pas nous permettre les hôtels plus chers… Personne ne râle, c’est notre quotidien et nous l’avons choisi! Si, si! Un tour du monde et quelques nuits par terre, ou le confort sédentaire, je sais ce que je choisis…

Certains hôtels ont le petit-déjeuner inclus (sans charge supplémentaire pour les enfants, étonnamment) et nous en profitons bien! D’autres offrent le café, à nous de nous débrouiller. Nous sommes tellement habitués à ne pas manger à des horaires fixes que nous pouvons tous attendre, si le repas se fait désirer… Est-ce bien ou non, en tous cas, c’est bien pratique pour le voyage…

Le lendemain, nous allons explorer le parc du Yosemite et les montagnes que nous apercevons. Nous montons et nous retrouvons dans la neige (mais la route est dégagée). Les lacs sont encore en partie gelés et cette partie du parc est normalement fermée jusque fin mai en raison de la neige. Nous sommes début juin et nous comprenons pourquoi… Nous sortons tous très excités à la vue de la neige et foulons ces étendues immaculées. Quelques boules de neige, quelques chutes, quelle joie! Certains de nous sont encore en sandale et t-shirts. Nous sortons vite les pulls et les chaussures de marche (quoique certains persistent en sandales) et très vite les K-way aussi, car il se met à neiger. Incroyable pays qui nous voit un jour dans l’un des déserts le plus chaud du monde et le lendemain dans une tempête de neige au milieu des montagnes… Les paysages sont magnifiques et grandioses. Nous avons l’impression d’avoir un petit peu d’hiver (sur une journée, ce n’est pas désagréable…).

Au fur-et-à-mesure que nous nous enfonçons dans le parc, nous descendons un peu et la neige se fait moins présente. Nous parcourons tout le parc en voiture (seul 1% du parc est vraiment accessible) et nous arrêtons régulièrement, mais nous ne ferons pas de grandes promenades, nous n’en avons pas vraiment le temps. Nous pique-niquons près d’un ruisseau, au milieu des bois, et Amandine cherche un coin tranquille pour aller aux toilettes. Elle revient très vite, inquiète, elle croit avoir vu un ours… Y avait-il vraiment un ours, nous ne le saurons pas… Ce qui est sûr, c’est que nous sommes au royaume des ours et qu’il faut faire attention. Ils peuvent être agressifs…

Plus bas, dans la vallée, nous découvrons d’immenses chutes d’eau et de grands dômes en granit, magnifiques. Nous nous arrêtons en voyant un attroupement de personnes avec des jumelles contempler l’un de ces dômes. L’une de ces personnes nous prête ses jumelles et nous découvrons de petits points suspendus à la paroi. David rêve de pouvoir escalader lui aussi ces parois. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, mais peut-être un jour, qui sait?

Nous continuons toujours notre route. Nous n’avons qu’une journée pour découvrir ce parc magnifique et nous voulons en profiter au maximum. Nous allons voir les séquoias géants, tout au sud du parc. Ils sont extrêmement impressionnants. Comblés et fatigués (pour changer), nous sortons du parc alors que la nuit approche et recommençons notre quête pour un logis abordable. Il nous faudra conduire beaucoup plus loin que prévu, mais finalement, nous trouvons… Ouf, repos pour tout le monde!

Las Vegas, démesure, luxe et décadence…

Après ces quelques jours près du Grand Canyon, nous reprenons la route et nous dirigeons vers Las Vegas. Nous redescendons en altitude avec la voiture, quand, soudainement, nous entendons une mini-explosion, et je reçois une douche, à la place avant, sans bien comprendre ce qui se passe… Nous réalisons alors que c’est le bouchon de la bouteille d’eau qui a explosé sous la pression, créant une véritable gerbe d’eau qui m’a arrosé, ainsi que Xavier, qui était derrière moi… Pas de dommage, juste une douche imprévue… Fou rire général dans la voiture…

Nous traversons des paysages désertiques et arrivons soudainement au « Hoover Dam », un barrage immense sur le fleuve Colorado, dont la construction dans les années 30s, a été un véritable défi. Un immense pont suspendu est en construction. Nous sortons pour admirer le chantier et nous retrouvons dans un véritable four. Un vent chaud nous souffle à la figure et nous ramène assez vite à la voiture…

C’est la curiosité qui nous pousse à visiter Las Vegas, mais il est difficile de trouver un plus grand contraste entre la beauté naturelle et extraordinaire du Grand Canyon et le côté totalement artificiel de Las Vegas. Las Vegas est une ville construite en plein milieu du désert, au début du siècle, dans l’état du Nevada. Casinos, hôtels et magasins de luxe y rivalisent pour attirer les clients et soulager les portefeuilles (désolée, je n’ai pas pu résister…). Chaque hôtel (qui a aussi son casino) se veut plus grandiose que les autres et Las Vegas est la première ville hôtelière du monde (avec plus de 120.000 chambres!). Où au monde peut-on dans la même ville trouver une statue de la liberté, une tour Eiffel (qui se visite), un arc de triomphe, une pyramide égyptienne, un palace romain, italien, etc., si ce n’est à Las Vegas? Si le Grand Canyon reçoit presque 5 millions de visiteurs par an, Las Vegas en reçoit presque 40 millions par an (dont 80% viennent de Californie).

Bref, nous sommes curieux de voir cette ville qui fait tant parler d’elle dans le monde entier et dans tant de films. « La curiosité est un vilain défaut », diront certains, et dans ce cas, en ce qui me concerne, j’aurais pu me passer de cette visite… Ville du jeu, mais aussi de la “prostitution déguisée” (la prostitution n’étant pas légale en théorie à Las Vegas), il est difficile d’y faire un pas sans qu’une horde de personnes essaient de nous glisser dans la main ces petites cartes qui offrent les « services d’escortes ». Résultat, le sol est jonché de ces cartes dont les images sont toutes plus choquantes les unes que les autres… Comme le fait remarquer l’un des garçons, ici, on ne peut pas regarder devant soi, ni par terre, ni à gauche, ni à droite, ni même en haut… Partout, des images, posters, écrans, etc. heurtent notre sensibilité et nos valeurs familiales et rendent tout déplacement pénible.

Nous bravons quand même les rues et avançons sur le « strip », la rue centrale bordée par ces hôtels immenses et extravagants, pour aller voir certains des spectacles gratuits organisés par les hôtels. Nous assistons à des fontaines musicales, une éruption volcanique et une tempête (artificielles, bien sûr, mais impressionnantes quand même), des numéros du Cirque du Soleil extraordinaires (trapézistes, magiciens, contorsionnistes, acrobates, jongleurs, etc.), nous découvrons des lions (dans le lobby de l’un des hôtels), des flamants roses dans le jardin d’un autre hôtel, des jardins extraordinaires un peu partout, des bateaux pirates, etc. Les sommes dépensées par chaque hôtel pour attirer les foules sont tellement gigantesques qu’elles en deviennent incompréhensibles. Nous sommes véritablement dans un autre monde, mais triste celui-là… Las Vegas, ville de la démesure, du luxe et de la décadence…

Le Grand Canyon et un anniversaire dans les airs..

Après ces semaines aux Etats-Unis, il est temps de vous faire partager quelques-unes de nos impressions. Ici, peu de réel dépaysement, mais de magnifiques paysages et de belles rencontres.

Après quelques jours à San Diego, en Californie, nous prenons la route: direction l’Arizona où se trouve le Grand Canyon.

Alors que nous roulons au milieu de magnifiques forêts de conifères, il est difficile d’imaginer que le Grand Canyon se trouve là, tout près, car rien dans le paysage ne laisse deviner qu’une telle formation existe. Finalement, après l’entrée dans le parc national, nous découvrons cet immense canyon, creusé dans la roche. L’immensité du paysage, les formations rocheuses extraordinaires et les couleurs magnifiques nous laissent sans voix. Même en ayant vue des photos du Grand Canyon, je ne m’attendais pas à une telle merveille! Long de presque 450 km, large de 5 à 30 km (suivant les endroits) et profond de 1,5 km en moyenne, ce sont d’abord ces dimensions gigantesques qui nous surprennent et nous impressionnent. Perchés au-dessus de ce canyon, nous laissons nos regards errer et essayons d’absorber tant de beauté. Nous longeons ce Grand Canyon toute la journée, et chaque point de vue révèle des couleurs et des formations plus extraordinaires les unes que les autres. Que notre planète est belle, décidément!

Le lendemain, nous retournons dans le parc national du Grand Canyon pour un rendez-vous très spécial. Pour fêter les 40 ans de Ian, nous lui offrons un tour en hélicoptère au-dessus du Grand Canyon. Et comme Ian tient absolument à partager ce cadeau, je me retrouve aussi de la partie (vrai de vrai, ce n’était pas planifié!)… Nous montons à bord et décollons en vertical. Comparé à l’avion, le décollage est très doux et on ne sent absolument pas les mouvements de l’appareil. Nous survolons d’abord l’immense forêt qui entoure le Grand Canyon d’un côté alors que l’autre côté est beaucoup plus désertique. Comme pour l’approche en voiture, rien ne laisse imaginer la présence du canyon. Après 5 minutes de vol au-dessus de cette forêt, nous arrivons en vue du canyon. Le pilote se met face au canyon et tout d’un coup, nous nous retrouvons dans ce canyon. Impression magique et spectaculaire. Nous ne sommes plus au bord du canyon, mais bien au-dessus et pendant plus de 35 minutes, nous admirons les formations rocheuses et les strates immenses. Les roches sont parées de tons roses, bruns, jaunes, oranges et ocres très doux.  Nous survolons le fleuve Colorado qui serpente au fond du canyon et paraît un mince filet boueux en cette saison. Nous prenons de l’altitude et émergeons au-dessus de pics et d’aiguilles magnifiques. L’eau, telle une artiste, a sculpté les roches et toutes ont des formes différentes. Les strates forment des couches de couleurs distinctes et semblent toutes droites sorties de la palette d’un peintre. Que de beauté, encore une fois!

Après ce vol extraordinaire, nous allons encore une fois « méditer » au bord de ce canyon, attirés tels des aimants par ce paysage incroyable.

Le soir, avec les enfants, nous assistons à un spectacle de rue: des cow-boys se tirent dessus. Après tout, nous sommes au Far West, ne l’oublions pas! Et nous sommes aussi sur la route 66, route historique, qui traverse les Etats-Unis sur plus de 4000 km, de Chicago à Los Angeles…

Le lendemain, nous décidons de continuer notre route et de ne pas aller marcher au fond du Grand Canyon. S’il fait très chaud en haut du canyon, il fait encore bien plus chaud dans le canyon et partout des panneaux rappellent que descendre dans le canyon peut être dangereux, d’autant plus que la partie la plus dure de la marche, la remontée, se fait à la fin, et non au-début comme pour la montagne… Après tout, affronter plus de 40 degrés au fond de la gorge ne tente pas les enfants (bizarrement…), nous n’insistons donc pas…

Anne, toujours la plus Jeune mais aujourd’hui c’est son anniversaire

Joyeux anniversaire AnneJe vous invite à vous joindre à nous pour souhaiter à Anne un très joyeux anniversaire.