Blogger autour du monde… (blog numéro 101!!!)

Un nouveau sport est né, blogger autour du monde…

Nous le pratiquons avec mesure, excès ou circonspection,

Chaque individu selon sa constitution!

Tout d’abord, s’échauffer le bout des doigts,

Prendre une bonne inspiration et étudier la page blanche,

Se lancer sans peur à la conquête du terrain,

Ne pas garder ses impressions, mais les partager,

C’est là la recette d’une équipe gagnante…

Il y a les blogs qui coulent tout seul,

Il faut juste ne pas perdre le fil du flot ininterrompu des mots qui se précipitent.

Il y a ceux dont chaque ligne coûte,

A chaque instant, il faut lutter contre la pression de la page blanche…

Certains regorgent d’aventures à conter,

D’autres n’ont rien d’exceptionnel à partager,

Et craignent d’ennuyer leur lecteur,

Mais, c’est la règle du jeu, il faut publier!

Ecrire, dérouler le fil de son imagination,

Ecrire, source de plaisir,

Ecrire, effort suprême…

Chaque blog à son histoire,

Chaque auteur, son style.

A la fin tout s’harmonise et se fond,

Dans un blog familial qui se veut original,

Mais surtout lien d’amitié et de partage,

A travers les continents et les âges…

Blogger autour du monde,

Est un sport qui se pratique en tout lieu,

Il faut savoir profiter des opportunités,

Ecrire dans un train ou dans une voiture, sur un lit ou bien assis,

Ecrire quel que soit le sujet,

Laisser courir ses doigts sur le clavier,

Et ne pas s’arrêter tant que tout n’a pas été couché sur la page électronique…

Blogger autour du monde, c’est aussi une école de patience,

Lorsque la connexion est trop lente,

Lorsque les photos ne se chargent pas,

Lorsque tout ce que l’on a préparé disparait,

Lorsqu’il est tard et que l’ordinateur prend son temps,

Tant pis, on persévère, le résultat en vaut la peine…

Certains blogs s’écrivent pendant la journée,

D’autres aident à faire passer les nuits où le sommeil tarde,

Alors que notre organisme essaie de s’adapter,

A encore un nouveau changement de pays et d’horaires…

Ecrit le matin ou l’après-midi,

Tard le soir ou au milieu de la nuit,

Dans la chaleur écrasante ou dans la fraîcheur accueillante,

C’est toujours un lien qui se noue…

Un blog n’est rien sans ses lecteurs,

Ce sont eux qui le font vivre et lui donnent sa raison d’être,

Alors merci à vous tous qui nous lisez et nous encouragez.

L’écriture abolit les distances et les frontières,

C’est un pont tendu entre l’auteur et ses lecteurs,

Une main qui se donne et se prend,

Une grande chaine qui se trame,

Une histoire qui se crée jour après jour…

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Six mois de logements en tout genre…

En 6 mois, que de logements différents,

Toutes les quelques nuits un nouveau toit sur notre tête,

Logements pour un mois, une semaine ou une nuit,

Logements accueillants où nous sommes tout de suite chez nous,

Logements repoussants où ne pas s’attarder,

Logements à la décoration soignée et personnalisée,

Logements froids et sans âme, ici vous ne faites que passer…

Pour une même fourchette de prix dans un pays, que de diversité!

Vastes appartements tout confort, baies vitrées et vue sur la mer,

Petit chalet tout en bois, avec vue sur les montagnes enneigées,

Chambres d’hôtel, lits à baldaquin, plafonds sculptés et vitraux,

Chambres d’hôtel froides pour 4 où nous nous entassons à 6,

Dortoirs communs, lits superposés en rangée, intimité limitée…

Minuscules chambres sans fenêtre et sans aération, vous êtes sûrs que c’est habitable?

Confort sans pareil, draps propres et impeccablement repassés,

Serviettes moelleuses, assortiments de petits flacons, baignoires immenses et spa…

Eau chaude à volonté, douches plaisirs; eau chaude en mince filet, c’est déjà bien…

Douches chaudes et froides, impossibles à régler; eau froide à volonté, douches réveil…

Matelas épais, matelas « galettes », matelas durs, matelas inexistants,

Draps et oreillers tâchés et rapiécés ayant connus de meilleurs jours,

Lits tout nus, vous ne croyez tout de même pas que nous fournissons les draps?

Chambres meublées, placards, commodes, tables de nuit, lampes de chevet,

Chambres « monacales », 6 lits, que voulez-vous de plus?

Salles de bain privées, salles de bain partagées,

Établissements impeccablement tenus, propres et accueillants,

Établissements « fermer les yeux » et ne pas trop se poser de questions…

Établissements refuges des animaux: rats, cafards, araignées, et autres indésirables…

Piqûres suspectes au matin, tiens le lit était déjà habité!

Accueil extraordinaire, chaleur d’un foyer,

Accueil impersonnel ou administratif, oui, oui, remplissez ces papiers aussi…

Accueil douche froide, vous avez des enfants? Mais nous n’acceptons pas les enfants!

Rencontres en tout genre, couples sans histoire, jeunes fêtards, grands voyageurs et aventuriers,

Rencontres d’un soir, rencontres de plusieurs jours, amitiés qui se tissent,

Histoires passionnantes, histoires originales, histoires incroyables…

Que de diversité dans le genre humain!

Il y a bien aussi tous ces autres logements,

Tentes, bus, trains, avions ou encore voiture,

Certains logements viennent avec piscine, jardin, salle de ping-pong, billard ou babyfoot,

D’autres ont une place de parking, c’est déjà bien…

Mais qu’importe après tout le logement, tant que nous avons un toit sur notre tête,

Tant que nous sommes tous ensemble, et tant que nous allons tous bien,

Merci Seigneur pour ces 6 mois de tour du monde!

6 mois de tour du monde, ça se fête!

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Nous avons fêté nos 6 mois de tour du monde en Nouvelle-Zélande… Alors pour marquer l’occasion et la partager, quel meilleur moyen que d’écrire. Voici donc quelques blogs sur ces 6 mois passés…

Être Catholique autour du monde

Étymologiquement catholique veut dire universel. Le voyageur autour du monde peut aller dans n’importe quelle église et être chez lui. Pendant les 6 semaines que nous avons été en Afrique du Sud nous sommes allés 7 fois à la messe en famille et avons gouté à l’universalité de l’Eglise,

Chaque fois est néanmoins un parcours du combattant. Il faut trouver une église et un horaire. Mais chaque messe est une récompense et montre la diversité de notre famille universelle mais également son unité.

Notre première messe est à Durban dans une paroisse blanche. Une belle église moderne. Une messe priante. A l’extérieur de l’église un point d’accueil pour les nouveaux paroissiens.

Notre seconde messe est également à Durban. Un autre quartier, une autre église. Également une paroisse essentiellement blanche, un prêtre italien à l’accent anglais impeccable. A la sortie le prêtre nous salue cordialement.

Le dimanche suivant changement de décors. Nous voilà à Port St John. Village important dans la Wild Coast. La messe est célébrée par un prêtre noir avec une communauté entièrement noire sauf pour un irlandais et nous même. Nous sommes accueilli par le prêtre à l’arrivée. La vigueur des chants et la puissance des voix des femmes de la congrégation portent la prière des fidèles. A la fin de la célébration une des paroissiennes nous souhaite la bienvenue au nom de toute la congrégation et tous nous dédient un ban.

La semaine suivante autre lieu, autre messe. Cette fois-ci nous sommes à Jeffreys Bay, la Mecque des surfeurs du monde entier. Trouver l’église relève du défi mais Internet nous sauve. La paroisse n’a pas encore d’église mais la messe à lieu dans une salle des fêtes qui sert d’église permanente en attendant. Cette fois-ci nous avons un prêtre irlandais, en Afrique du Sud depuis 40 ans. Un sermon très intéressant sur Jésus qui calme les la tempête et marche sur les eaux, mais une fois n’est pas coutume il aborde sans hésitation les questions politiques du moment comme l’équipe au pouvoir ou la crise du Zimbabwe pour nous expliquer les tempêtes que nous avons dans notre vie. Entre nous nous faisons référence à cette messe en parlant du prêtre politique. A la fin de la messe nous sommes invité à partager une tasse de thé.

La semaine suivante nous cherchons une messe pour le 15 Août. Nous en trouvons une à Hermanus Bay à 8h30. Cela nous convient car nous partons ensuite vers Cap Town. Là pas de chance. L’information que nous avions sur Internet n’est pas bonne. Des paroissiens qui ce sont également trompés nous informent que la messe est repoussé à 18h00. Pour nous ce n’est pas possible car nous avons rendu notre logement. Nous espérons trouver une messe à Cap Town. En arrivant nous demandons à l’office de tourisme qui nous dirige vers la cathédrale Anglicane ! Nous n’avons ni messe ni logement et il est presque midi. Nous décidons de chercher l’église et espérons qu’il y aura une messe le soir. A 13h05 nous trouvons enfin l’église, en fait la Cathédrale de Cap Town. Et la messe est à 13h10 ! Nous avons tout juste le temps de nous garer, prendre nos sacs, que nous ne voulons pas laisser dans la voiture, et participer à la messe du 15 Août.

Le Dimanche suivant nous sommes à Hout Bay à l’extérieur de Cap Town. Cette fois-ci la messe est dans un des quartiers plus populaires. A nouveau nous sommes accueilli par le prêtre ravi de voir des français.

Trois jours plus tard nous sommes dans le décor désertique du Nord de l’Afrique du Sud et nous arrêtons à la Cathédrale de Pella. Malheureusement nous n’avons pas l’occasion d’aller à la messe mais profitons de l’accueil des religieuses et bavardons avec un vieux missionnaire français.

Notre avant dernière messe est à Kimberley, ville des diamants. Nous avons la chance de tomber par hasard sur l’église avec les horaires bien affichés et confessions avant toutes les messes du week-end. La paroisse est assez mixte entre blancs et noirs. A nouveau le prêtre nous accueil à la sortie de la messe.

Et enfin notre dernière messe de Johannesburg nous réserve des surprises. Pour la trouver nous cherchons sur Internet et trouvons une église près de notre auberge de jeunesse avec une messe à 10h30. Tôt dimanche matin je pars explorer pour trouver le lieu, car phénomène curieux l’adresse n’est pas sur Google maps. Et je découvre que l’église est en plein bidonville. Or tous les guides expliquent qu’il ne faut pas s’aventurer dans les bidonville. Le dilemme est de courte durée et je commence à explorer les lieux pour trouver l’église. Expérience intéressante. Je trouve enfin l’endroit et reviens chercher tout le monde et nous avons la chance de participer à une messe de plus de deux heures que les enfants n’ont pas vu passer. Nous sommes les seuls blancs dans une grande église bondée, les chants fussent de deux chorales. La messe est célébrée en au moins en 3 langues, heureusement le sermon de 25 minutes est en anglais. Le prêtre ne mâche pas ses mots et nous tient en haleine. A la fin de la messe il s’arrête à notre niveau et nous accueil cordialement.

Voilà notre dernière messe dans ce pays plein de contraste. Oui notre expérience Sud Africaine confirme bien que nous sommes chez nous dans toutes les églises universelles.