Le grand jour du retour…

C’EST LE GRAND JOUR!

Dans quelques heures, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

Nostalgie (déjà!), excitation, une pointe de tristesse et beaucoup de joie,

tout se mêle et s’entremêle…

Tout a une fin, même un tour du monde,

mais, heureusement, ce n’est qu’un tremplin vers une autre aventure.

Trouver un logement, s’installer, reprendre une vie plus conventionnelle,

retrouver tout le monde, famille et amis,

que nous avons gardés dans notre cœur et nos prières toute cette année…

Bâtir tous ces projets qui nous tiennent à cœur,

ces rêves qui nous motivent,

dont un certain nombre sont le fruit de ce tour du monde…

Mais, chut, ils doivent d’abord mûrir avant d’éclore…

A bientôt dans ce beau pays qu’est la France,

pour d’autres aventures tous ensemble!


PS: Avis à tous les mansonniens qui nous suivent!

Si vous avez des « tuyaux » pour un logement,

nous sommes preneurs…

Nous arrivons à Maisons-Laffitte dans quelques jours.

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10 jours en Floride

Pour nos derniers 10 jours de tour du monde, nous prenons l’avion pour la Floride. En débarquant à Miami, nous retrouvons la chaleur, la vraie chaleur humide et tropicale et cela nous fait presque plaisir! Nous filons sur Orlando car nous sommes le 6 juillet et le lendemain, David fêtera son anniversaire. Orlando est connu un peu partout pour ses parcs d’attraction, dont Disney et Universal. Nous choisissons de passer le 7 juillet dans le parc aquatique Wet’n’Wild et avec l’entrée normale, nous recevons un « pass » pour revenir juqu’au 31 decembre 2009, si l’envie nous en dit! Nous profitons du parc pendant 3 jours et notamment le soir, après les pluies orageuses qui font fuir une grande partie des familles. Dans ce parc, étonnamment, toutes les attractions sont accessibles dès 1,20 mètre et Amandine peut donc tout faire, même le toboggan vertical si impressionnant. Je lui demande si elle a fermé les yeux et elle me répond: “Oh oui! J’avais trop peur!”, avec un immense sourire et une satisfaction évidente… Nous nous en donnons à cœur joie et, après 3 jours et quelques courbatures pour les plus grands, nous repartons en passant d’abord voir le centre de la NASA. Nous resterions bien jusqu’au 11 juillet pour voir le lancement de la navette spatiale depuis la plage de Cocoa Beach, mais nous avons peu de jours et nous voulons découvrir un petit peu de la Floride (et pas seulement ses parcs d’attraction). De plus, la météo est plutôt incertaine et le lancement risque d’être retardé.

Nous repartons donc, direction les “Keys”, ce chapelet d’îles à la pointe sud de la Floride. Ces îles, dont un certain nombre sont reliées par des ponts, couvrent ainsi plus de 250 km de long. Les paysages sont magnifiques et la mer bleue turquoise qui brille au soleil de chaque côté ajoute au charme de ces îles. Nous nous installons sur l’une d’elles, à peu près au milieu de cet immense arc de cercle et profitons de la mer chaude et transparente. Nous allons aussi découvrir Key West, la dernière île, la plus à l’ouest. Partout, les points de vue sont incroyables. Le dernier soir, lors d’un bain de minuit sous le ciel étoilé magnifique, Eric se fait soudainement piquer. Nous sortons très vite de l’eau, ne sachant pas ce qui s’y trouve. Une méduse sans doute. David nous rassure en nous disant que si c’était un poisson lion, Eric serait déjà mort en quelques minutes. Ouf, nous voilà effectivement rassurés!

Après quelques jours, nous repartons comblés et allons à Miami. Il ne nous reste plus que 2 jours, le compte à rebours s’accélère… Nous allons nous promener dans les Everglades qui couvrent tout le sud de la Floride. Ce parc naturel est recouvert d’une végétation incroyable qui baigne en permanence dans l’eau (sauf parfois en hiver en cas de sécheresse). Contrairement à ce que nous croyions, les Everglades ne sont pas un marécage, puisque l’eau ne stagne pas, mais est constamment en mouvement. Des « herbes scies » recouvrent une grande partie de la surface, ainsi que des palmiers, des mangroves et, là où le sol est un peu plus élevé, des cyprès et des pins. Ces eaux et cette végétation abritent de nombreux alligators et des crocodiles et nous scrutons ce foisonnement de verdure à la recherche de ces reptiles impressionnants. Régulièrement, nous entendons un genre de grognement inquiétant, signe qu’il y a bien des alligators dans les parages. Soudain, Ian s’arrête, c’est lui qui a aperçu le premier alligator. Bien caché sous les feuillages, seul son museau et ses yeux dépassent. Plus tard, nous en voyons un deuxième, juste au-dessous de la passerelle sur laquelle nous évoluons. Puis, un troisième, en mouvement cette fois-ci. Majestueusement, il fend les eaux tranquillement et se laisse admirer. Nous apercevons aussi des tortues et plein de poissons. Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer aussi ces petits lézards dont la gorge d’un beau rouge-vif se gonfle régulièrement. Nous les avions déjà remarqué depuis que nous sommes en Floride, mais cette fois, je réussis à photographier l’un de ces petits lézards alors qu’il gonfle sa gorge.

Malheureusement, qui dit eau dit aussi moustiques et malgré les deux anti-moustiques différents dont nous nous sommes aspergés (et qui sont sensés tenir à distance les moustiques les plus féroces autour du monde…), nous commençons à souffrir sous le coup de leurs assauts répétés. Nous achetons un autre anti-moustique dans l’un des petits magasins du parc et alors que nous nous envoyons des nuages de vapeur toxique de cet insecticide puissant (exagération possible de l’auteur, encore que l’odeur à elle seule était vraiment toxique…), nous pouvons aussi voir les hordes de moustiques qui s’attaquent à nous et nous piquent même à travers les vêtements. Aucun respect ces moustiques! Certains des enfants partent se réfugier dans la voiture, alors que nous voulons aller sur un autre sentier. J’abandonne aussi peu après, seuls Ian et Xavier décident d’aller jusqu’au bout, en marchant aussi vite que possible pour essayer de semer ces poursuivants décidément très tenaces. Alors qu’il marche ainsi, Xavier heurte un serpent qui heureusement s’enfuit. Nous avons bien lu qu’il existe un certain nombre de serpents particulièrement dangereux dans les Everglades, mais nous sommes incapables de dire si celui-là l’était… Finalement, nous remontons tous avec soulagement dans la voiture et essayons de tuer les derniers moustiques qui ont décidés de nous tenir compagnie jusque dans la voiture, qui sent pourtant l’anti-moustique à plein nez. Nous hésitons entre ouvrir les fenêtres pour ne pas suffoquer au risque de nous faire piquer encore plus, ou suffoquer et ne pas attirer plus de ces moustiques rebelles à tout insecticide… Je me dis que nous allons être beaux en débarquant en France dans deux jours… Nous allons un peu plus loin dans le parc, mais curieusement, plus personne n’est très pressé de sortir de la voiture… Nous voulions aussi essayer l’un de ces bateaux plats hydroglisseurs, typiques de ce parc des Everglades, mais là aussi, il n’y plus d’amateurs, tant chez les enfants que chez les adultes… Bizarre!

Nous rentrons à Miami nous baigner dans la mer chaude une dernière fois, puis dans la piscine. Nous prolongeons ces moments tous ensemble… Demain, mercredi 15 juillet, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

New York, New York…

Après cette réunion de famille et quelques jours de plus à Boston, nous laissons la voiture et descendons en bus à New York. Nous arrivons la veille du 4 juillet, la fête de l’indépendance. Avec New York, nous retrouvons le beau temps et des températures plus clémentes. Nous allons découvrir Manahattan et les différents quartiers, tous avec une personnalité bien marquée. Nous marchons le long de Brodway avenue, apercevons la Statue de la Liberté depuis les quais, passons devant « Ground Zero », nous laissons éblouir par les lumières et les écrans géants de Times Square. Nous marchons, marchons, histoire de sentir un peu cette ville, mais nous finissons par trainer tout le monde et par avoir du mal à avancer nous-mêmes. Le soir, nous assistons aux magnifiques feux d’artifices sur les quais (nous manquons ceux du 14 juillet en France, mais nous aurons quand même eu nos feux d’artifices…). Il y a en fait 6 feux d’artifice en parallèle et le résultat est impressionnant. Il y a une foule incroyable, mais nous avons la chance de pouvoir accéder aux quais et d’être tout près. De retour à l’hôtel, nous nous écroulons et il suffit de quelques minutes pour que tout le monde s’endorme. Nous n’avons que 2 vraies journées pour découvrir un peu de cette ville gigantesque et nous comptons en profiter!

Le lendemain, nous allons sur Liberty Island pour admirer de près cette fameuse Statue de la Liberté ou plus exactement « la Liberté éclairant le monde », car tel est son nom. Les mesures de sécurité pour monter à bord du bateau, puis pour entrer dans le socle de la statue sont draconiennes, plus strictes encore que pour prendre l’avion (et nous commençons à être des spécialistes de ces moments…). Nous prenons notre mal en patience pendant que nous faisons la queue à plusieurs reprises pour toutes ces sécurités. Depuis le 11 septembre 2001, l’intérieur de la statue était fermé aux visiteurs, mais ce 4 juillet, la statue réouvre ses portes (ou plutôt ses escaliers) et peut de nouveau se découvrir de l’intérieur. Seul petit problème, tous les billets sont déjà vendus jusqu’en fin septembre… Nous nous contentons donc de monter dans le socle de la statue et de visiter le musée qui explique toutes les phases de la construction de la statue. Offerte par la France aux Etats-Unis en 1886 pour commémorer le centenaire de la déclaration d’indépendance et en signe d’amitié entre les 2 pays, elle a été conçue par le sculpteur français Frédéric-Auguste Bertholdi. C’est l’architecte Viollet-le-Duc qui choisit les cuivres pour l’enveloppe externe et la technique du repoussé (300 plaques de cuivre composent la statue), pendant que Gustave Eiffel, à la mort de Viollet-le-Duc, construit la charpente métallique intérieure.

Haute de 46 mètres, elle surplombe fièrement le port de New York. C’est la première image que voyaient les émigrants en arrivant à Ellis Island, symbole d’espoir et de liberté pour tous ceux qui avaient tout quitté en quête d’une vie meilleure. Un poème d’Emma Lazarus, inscrit au pied de la statue, immortalise ces moments:

“The New Colossus”

Not like the brazen giant of Greek fame,

With conquering limbs astride from land to land;

Here at our sea-washed, sunset gates shall stand

A mighty woman with a torch, whose flame

Is the imprisoned lightning, and her name

Mother of Exiles. From her beacon-hand

Glows world-wide welcome; her mild eyes command

The air-bridged harbor that twin cities frame.

“Keep ancient lands, your storied pomp!” cries she

With silent lips. “Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost to me,

I lift my lamp beside the golden door!”

Emma Lazarus

Le Nouveau Colosse

Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque,
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, battues par les flots, aux portes du soleil couchant se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est la foudre emprisonnée, et son nom
Mère des exilés. De sa main qui est une balise
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard éclair
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
“Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre age!” proclame-t-elle
De ses lèvres closes, “Donne moi tes pauvres, tes extenués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libre,
Le rebus de tes rivages surpeuplés.
Envois-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or!

Après cette visite, nous allons à Ellis Island, cette île sur laquelle, dès 1892 (et jusqu’en 1954), tous les immigrants qui arrivaient aux Etats-Unis débarquaient et étaient soit acceptés, soit refoulés et remis dans un bateau, sans avoir touché le sol du continent américain. Aujourd’hui, c’est un musée très bien fait qui retrace l’histoire de tous ces immigrés. Dès l’entrée, des dizaines de bagages, malles, coffres en tout genre sont entassés. Je reste fascinée par cet amoncellement de bagages. Nous avons vécu un an avec nos bagages, mais eux quittaient tout et devaient emmener « toute une vie » avec eux, sans savoir ce qu’ils trouveraient dans ce nouveau pays… A l’étage sont gardés quelques uns des « trésors » qu’ils emmenaient ainsi avec eux: vêtements traditionnels, machines a coudre, outils, instruments de musique, Bibles et objets religieux, objets précieux… Quel choix difficile cela devait être! Les différentes salles retracent l’itinéraire des immigrants et donnent beaucoup de témoignages, heureux ou moins heureux. Il devait falloir beaucoup de courage pour ainsi tout abandonner et partir à la poursuite d’un monde meilleur, sans savoir vraiment ce à quoi s’attendre…

Une grande réunion de famille et la première communion d’Amandine

Nous redescendons sur Boston où nous allons chercher à l’aéroport les parents d’Ian qui viennent pour 10 jours. Depuis plusieurs mois déjà, cette réunion de famille s’organise. Toute la famille d’Ian vient d’un peu partout pour que nous soyons tous ensemble à Wakefield, à Rhode Island, car c’est là que se trouve Caroline, la sœur ainée d’Ian. Caroline est consacrée et s’occupe actuellement d’une école vocationnelle à Rhode Island. Nous ne la voyons pas très souvent et cette réunion est donc exceptionnelle et attendue par tous. Le frère d’Ian vient avec toute sa famille et Véronique, que nous avions vu à San Diego, vient avec ses enfants, Philippe n’ayant plus de jours de vacances. Nous sommes donc presque tous là. Les enfants sont ravis de retrouver leurs cousins et après ces 11 mois autour du monde, retrouver la famille est bien sympathique.

Nous sommes d’autant plus contents d’être là que Caroline fait partie de notre tour du monde d’une façon très spéciale. La plupart des missions de volontariat que nous avons pu trouver autour du monde et certaines des familles que nous avons rencontrées viennent de contacts que Caroline nous a trouvé ou que d’autres personnes de l’école ont trouvé. Nous savons aussi que toute l’école nous a accompagnés par la prière et que notre tour du monde n’aurait pu se faire sans toutes ces prières…

De même, notre tour du monde n’aurait pu se faire sans toutes les personnes qui nous accueillent et nous font une place dans leur maison, dans leur famille, pendant quelques jours, voire quelques semaines. A Rhode Island, c’est Karen qui nous accueille pendant 10 jours dans sa maison. Pour la première fois depuis le début de ce tour du monde, nous avons tous « notre » chambre. Les garçons sont ravis d’avoir ainsi un petit peu d’intimité, pendant qu’Amandine, elle, s’inquiète pendant un moment: elle préfère que nous soyons tous ensemble. Le moment passe et Amandine profite aussi de « sa » chambre. Chaque jour, des petites attentions nous attendent: un brownie, un bol de pop-corn, des biscuits, etc., accompagnés d’un petit mot nous disant de nous servir. Les enfants chaque soir découvrent avec joie ces attentions et se régalent. Cela change de notre « régime de route » ou certains repas sont sautés ou particulièrement simplifiés… Merci Karen pour tant de gentillesse et pour cet accueil si chaleureux.

C’est dans cette école, entourée de toutes ces jeunes filles qui cherchent à discerner leur vocation et des consacrées qui les encadrent, qu’Amandine, le 25 juin, fait sa première communion. Depuis le début de ce tour du monde, Amandine voulait vraiment faire sa première communion et c’est avec beaucoup d’impatience qu’elle attendait donc ce moment et se préparait. La messe, toute simple, est très belle et Amandine peut enfin vivre ce moment si spécial et si beau. Pour l’occasion, nous avons même trouvé une jolie robe blanche, ce qui permet à Amandine de porter autre chose que ses habituels « vêtements de voyage » (les mêmes 3 pantalons et t-shirts depuis le début de ce tour du monde, un gros sacrifice pour notre Amandine qui aime tant les robes…).

Nous avons aussi l’occasion de donner 2 conférences et de nous perfectionner ainsi dans cet art tout nouveau pour nous. Revoir en si peu de temps tout ce que nous avons vécu en un an est émouvant pour nous (et j’espère pour ceux qui y assistent aussi). Il s’est passé tant de choses en cette période si courte que nous n’avons pas fini de tout « intégrer », de tout « digérer » et qu’il nous faudra probablement longtemps pour le faire. Chaque jour, nous rendons grâce pour ce tour du monde en famille qu’il nous a été donné de vivre tous ensemble.

Le temps avec toute la famille d’Ian passe vite, très vite. Nous allons visiter Plymouth, un village qui recrée les conditions des premiers pèlerins arrivés en Amérique à bord du Mayflower en 1620. Les passagers du Mayflower venaient d’Angleterre et beaucoup fuyaient les persécutions religieuses. Dans ce « musée vivant », les gens du village « incarnent » des personnes du 17ème siècle et cela donne des conversations assez surréalistes: nous sommes au 21ème siècle, ils parlent et agissent comme s’ils vivaient au 17ème siècle et le font plutôt bien! Nous visitons les maisons et voyons chacun vaquer à ses occupations et à son travail. Dans ce « musée », nous sommes invités à poser toutes les questions que nous voulons et à parler avec ces « pèlerins ». Dans une autre partie de Plymouth Plantation, des indiens Wampanoag expliquent les traditions indiennes du 17ème siècle. C’est grâce à ces indiens Wampanoag que les premiers colons, arrivés en hiver, ne sont pas tous morts de faim, même si près de la moitie ne survécurent pas aux rigueurs de ce premier hiver. Les indiens leur offrirent de la nourriture et leur apprirent à chasser et à cultiver le maïs, les sauvant ainsi de la famine. Dès novembre 1621, la récolte de maïs était bonne et les pèlerins célébrèrent cette moisson abondante avec les indiens pendant 3 jours: le premier « Thanksgiving ». Plus tard, en 1863, le président Lincoln en fait une fête nationale, une journée d’action de grâce et de prières… Enfants comme adultes, nous apprécions beaucoup cette journée où l’histoire se fait présente et vivante devant nos yeux.

Un petit tour dans le Massachusetts

Après nos 3 semaines sur la côte ouest, nous prenons l’avion pour la côte est, direction Boston, dans le Massachusetts. Le temps est pluvieux et presque frais alors que nous partons récupérer la voiture que nous avons réservée. Dans ce pays, il est difficile de faire quoi que ce soit sans voiture et, alors que nous espérions nous en passer le temps d’explorer un peu Boston, nous avons réalisé que la combinaison hôtel en périphérie + voiture nous revenait moins cher qu’un hôtel à Boston… Difficile à imaginer, mais vrai! La voiture que nous avons réservée n’est plus disponible (même si nous avons déjà payé) et le seul véhicule assez grand pour nous 6 est un énorme minibus de 12 places (bien plus grand que notre minibus du Chili…). Pour le même prix et avec un demi réservoir d’essence offert, nous repartons donc au volant de ce monstre. Je me dis qu’au moins, si nous devons dormir dans la voiture, il devrait y avoir de la place…

Armée d’une carte incomplète, nous nous perdons et arrivons tard à l’hôtel que nous avions repéré. Il n’y a plus de place et les hôtels alentours sont quand même trop chers. Il est donc temps de passer au plan B: dormir dans la voiture… Je dois avouer que l’idée ne me déplait pas, surtout dans ce minibus… Nous trouvons un parking désert et discret et nous installons pour la nuit. Le sac de couchage est agréable vu la température extérieure et nous ne tardons pas à basculer dans les bras de Morphée… A 11h du matin, nous émergeons et découvrons que beaucoup de gens sont venus se garer et sont partis travailler… Nous n’avons rien entendu, la nuit a été bonne pour presque toute la famille, sauf pour Ian qui, fort de son 1,88 mètre, n’a pas réussi à trouver une position confortable, malgré les dimensions du minibus. Il est parfois bon de ne pas être trop grand…

Après un bon petit-déjeuner, nous décidons de monter un peu plus au nord sur la côte, à Cape Ann, et d’explorer Boston dans quelques jours. Entre deux pluies torrentielles, nous nous promenons au bord de l’océan et allons admirer les petits villages de pêcheurs de Gloucester et de Rockport, pleins de charme. J’aime ces maisons en bois, blanches ou colorées, que nous trouvons partout dans cette région. Elles se fondent parfaitement dans le paysage et les jardins ouverts, sans barrière et sans délimitation, augmentent encore ce charme. La luminosité après la pluie est belle. Les rues, les maisons, la mer, tout semble briller un peu plus, comme si la pluie, telle une ouvrière méticuleuse, avait tout lavé soigneusement.

Nous goûtons l’une des spécialités locales: le « clam showder », ou la soupe de palourdes. Nous nous régalons et essayons de ne pas nous brûler, alors que la chaleur qui nous envahit nous réchauffe agréablement. Il faut dire que nous n’arrêtons pas de passer d’un extrême à l’autre au niveau des températures et que notre organisme doit se demander pour la xième fois ce que nous fabriquons. Est-ce l’été, le printemps, l’automne ou l’hiver? Impossible de s’y retrouver… Nous-mêmes ne savons pas vraiment ce qu’il en est. Cette année, nous n’avons pas eu notre cycle des saisons. Nous avons enchaîné beaucoup de pays chauds, très chauds, intercalés de temps en temps par des périodes un peu plus fraiches (relativement en tout cas). Depuis que nous sommes aux USA, nous avons eu plutôt froid, même en Californie, étonnamment. Mais, après tout, nous sommes tellement habitués à la chaleur que c’est peut-être nous qui trouvons qu’il fait froid. En tout cas, tremper nos pieds dans l’océan Atlantique nous fait frissonner. Aucun d’entre nous n’ira plus haut que les mollets… Amandine, comme toujours, part à la chasse au trésor et revient les bras chargés de coquillages. Elle sait que nous n’en garderons que quelques-uns, mais cela ne semble pas entamer son plaisir et son enthousiasme. Les enfants ont cette capacité extraordinaire à s’enthousiasmer si facilement. Ils savent vivre pleinement le moment présent et en profiter, et ils ont raison.

Après ces quelques jours tranquilles, nous repartons à Boston et profitons d’une belle journée ensoleillée pour découvrir cette ville sympathique. Pour moi, cette ville me rappelle plein de souvenirs, car j’y étais venue lors d’un échange scolaire avec mon lycée pendant 3 semaines, et j’en avais gardé un souvenir extraordinaire. C’est une ville où il fait bon flâner, plus tranquille et plus facile à découvrir que New York.

Après quelques jours et d’autres pluies torrentielles, nous nous dirigeons vers le New Hampshire, dans la région des lacs. Nous avons rendez-vous avec Stephen, séminariste, que nous avions rencontré en Afrique du Sud à Durban, avec sa famille, et nous devons donner une conférence dans l’école apostolique où il se trouve. Alors que nous approchons de notre destination, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer qu’il y vraiment beaucoup de motos sur les routes, des Harley Davidson notamment, dont les conducteurs ne sont plus franchement tout jeunes. Barbes grisonnantes et cheveux longs au vent, bandanas noués sur la tête et vestes en cuir, ils semblent prendre leur temps et nous saluent en nous dépassant. Sympathiques, ils sont l’emblème d’une certaine génération.

Nous découvrons, alors que nous commençons notre quête pour un motel abordable pour nous 6, que nous sommes arrivés pendant « bike week », la semaine de la moto, et que tous les hôtels pratiquent un tarif spécial « bike week », bien au-dessus des tarifs de la saison haute. Cette semaine est un événement qui fait venir des motards d’un peu partout des Etats-Unis. Bref, ce n’est pas le meilleur moment pour arriver dans cette région et chercher un logement pas cher… Heureusement, nous sommes arrivés tôt dans l’après-midi et nous pouvons prendre le temps de chercher. Nous faisons une grande boucle, autour de ces immenses lacs, et admirons le paysage magnifique, tout en nous arrêtant à tous les motels-hôtels que nous trouvons sur notre chemins. Trouver un logement est probablement un thème qui revient souvent dans ces blogs, mais pendant ce tour du monde, chaque fois que nous sommes en déplacement, trouver un logis et un repas ont parfois tendance à occuper beaucoup de notre emploi du temps, inévitablement… Ce n’est pas le moyen le plus efficace pour utiliser sa journée selon les critères de notre société, mais nous avons le temps et nous sommes ensemble et cela fait parti de notre quotidien autour du monde, et c’est aussi une façon de découvrir une région. Les enfants lisent, Amandine bricole, nous admirons le paysage, chacun s’occupe et profite du temps donné. Pas d’inquiétude, nous finissons toujours par trouver un toit sur notre tête (même si de temps en temps, exceptionnellement, ce toit est notre propre voiture, lorsque nous en avons une… ou même si, de temps en temps, nous devons payer un peu plus cher que prévu et rattraper cet excès les jours suivants, budget à respecter oblige…). Mais assez disserté sur ce sujet… Nous trouvons finalement un petit bungalow au bord d’un immense lac. Le propriétaire nous fait un prix spécial (avec la récession, il y a moins de personnes que les autres années, nous dit-il), et nous nous installons avec plaisir. Des kayaks sont disponibles et les garçons partent explorer une partie de cet immense lac en kayak.

Le lendemain, nous nous levons tôt, retrouvons Stephen après la messe et faisons notre conférence dans l’école. Nous avons choisi plus de 1000 photos (presque 12 heures de travail pour en arriver là… Je n’ose vous dire combien de photos nous avons prises pendant cette année…) et elles défilent toutes les 2 secondes, pendant que nous parlons. Auparavant, lors des conférences précédentes, nous commentions quelques photos, mais cette forme plus dynamique (idée d’Ian) est probablement plus sympathique. Bref, nous apprenons et nous nous perfectionnons… (du moins, je l’espère). La conférence semble plaire et les questions fusent après les photos. Plus tard, Xavier et David partent marcher avec les jeunes et avec Stephen, pendant que nous allons pique-niquer en kayak sur le lac avec Amandine et Eric. Après quelques efforts avec la pagaie, nous arrivons sur un îlot minuscule et difficile d’accès, mais nous nous installons pour le pique-nique. Nous sommes pieds nus, sauf Ian, qui est en sandales, et je me demande s’il n’y a pas des serpents ou d’autres bestioles que nous risquons de déranger. En fait, pas de bestioles en vue, mais un vieux clou rouillé qui transperce la sandale d’Ian et lui rentre dans le pied. Pas franchement idéal. Heureusement, grâce à la chaussure, le clou n’a pas pénétré trop profond (il vaut mieux ne pas imaginer ce qui se serait passé si l’un de nous, sans chaussure, avait marché dessus, et non Ian). Nous badigeonnons la plaie d’eau oxygénée à plusieurs reprises et Ian mettra ses chaussures de marche pendant plusieurs jours, histoire d’éviter toute infection. Au final, plus de peur que de mal. La plaie guérit sans problème et sans s’infecter. Ouf!

Après quelques bonnes journées au bord du lac, nous repartons. Le propriétaire, avec qui nous avons sympathisé, ne nous fait pas payer les heures de kayaks que nous avons faites. Il nous dit que c’est sa façon de participer à notre tour du monde. Une attention pleine de gentillesse que nous apprécions.

Joyeux anniversaire David!!! Happy birthday David!!!

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Le 7 juillet, c’est l’anniversaire de David.

Joignez-vous à nous pour lui souhaiter ses 14 ans.

San Francisco, Los Angeles, San Diego et des visites super sympathiques

San Francisco

Après le parc du Yosémite et les montages, nous retrouvons l’océan Pacifique le lendemain et découvrons San Francisco. Nous empruntons pas moins de 3 ponts différents (dont le fameux pont du Golden Gate…), montons et descendons le long des rues pentues et étroites (la ville compte pas moins de 43 collines…), à la suite des « cable cars » (tramways à traction par câbles) , découvrons un petit bout de Chinatown et admirons la vue plongeante que l’on a du haut des collines… La ville est sympathique, même si nous ne nous y attardons pas… Les enfants, et notamment David, sont impatients d’arriver chez Sophie, que nous avons connue à Maisons-Laffitte et dont Sacha, le fils ainé, était le meilleur ami de David, alors que Bastien était dans la classe d’Amandine. Bref, certains d’entre vous qui me lisent savent de qui je parle et aurons reconnu Sophie et ses enfants sur les photos. Nous passons quelques jours super sympas et, trop vite, nous devons repartir. Merci Sophie pour cet accueil et à bientôt en France, lors de tes visites…

Los Angeles

Après quelques jours, nous devons redescendre sur San Diego pour prendre l’avion et aller découvrir un petit bout de la côte est. Nous nous arrêtons à Los Angeles (merci Antoine) et nous promenons le long de la plage. Il y a de l’animation et toute la diversité et originalité des États-Unis s’y trouve réunie… Nous découvrons aussi le charme du quartier de la « Venise d’Amérique », créé par Abbot Kinney en 1905. Des canaux, des petits ponts et de superbes maisons… Il doit faire bon y vivre…

Nous repartons et roulons un peu dans Hollywood et nous perdons joliment. Il faut dire que nous n’avons pas acheté de cartes routières et que je me débrouille avec les cartes trouvées dans les offices de tourisme, qui ne couvrent pas toujours toutes les régions… Nous apercevons les lettres HOLLYWOOD sur la colline, et voyons beaucoup de très belles maisons… Nous retrouvons enfin le bon autoroute et nous dirigeons vers San Diego.

San Diego

Après quelques embouteillages, nous arrivons à San Diego où nous sommes attendus par Véronique, la sœur d’Ian. Nous passons un très bon moment chez Véronique et Amandine retrouve sa cousine. Quelle chance de pouvoir ainsi retrouver la famille et les amis autour du monde. Les rencontres sont toujours les meilleurs moments du voyage… Merci à tous ceux qui nous ont accueillis autour du monde !

Nous reprenons l’avion le 10 juin pour Boston. Déjà presque 11 mois de voyage, que le temps passe vite!