Blog d’Amandine au Chili (et en Argentine)

On est arrivé dans un autre pays, au Chili, à Santiago, dans l’auberge de Sammy où il y avait une dame très très gentille, qui parlait un peu d’anglais, mais pas beaucoup, car elle était chilienne. Dans l’auberge, il n’y avait pas d’air conditionné, alors tout le monde transpirait.

Après je suis allée dans une autre ville qui s’appelait Pirque, chez Bruni. Elle avait deux enfants, un grand qui s’appelait Fernando, et un autre de 11 ans qui s’appelait Nacho. Au Chili, on fait un gros déjeuner, mais pas un vrai dîner. Chez Bruni, les déjeuners étaient très bons et on buvait du vrai jus de framboise qu’elle faisait avec les framboises de son jardin. Je dormais dans la chambre de mes parents et mes frères dormaient dans une tente qui était dehors. Il y avait une table de ping-pong et j’ai été à la piscine et j’ai beaucoup joué avec Fernando, en anglais. Mes parents allaient voir des familles et parlaient en espagnol, parce que le prêtre leur avait demandé. Je parle un peu l’espagnol et j’aime bien apprendre de nouveaux mots.

Après, on est allé chez Miriam et j’ai joué avec Valentina. Il y avait un chat et un petit hamster, et aussi une grande chienne, attachée à une corde. La chienne voulait courir et aller dehors, mais elle ne pouvait pas.

J’ai eu mon anniversaire chez Miriam. J’ai eu un gros gâteau tout en chocolat et c’était très bon. Miriam et Valentina avaient préparé des masques pour tout le monde et une couronne brillante avec des paillettes pour moi. C’était une bonne journée.

Maman et Daddy ont fait une conférence en espagnol, en montrant des photos et en expliquant un peu ce qu’ils ont vu en Afrique, en Inde et en Chine.

Je suis retournée chez Bruni et je me suis levée à 4 heures du matin pour aller dans les montagnes de la Cordillère des Andes et il faisait très froid. Tout le monde, sauf moi, s’est baigné dans des sources très chaudes: l’eau venait des montages et des volcans. Je ne voulais pas me baigner, car il faisait trop froid dehors et j’étais gelée.

Après je suis venue à Santiago une autre fois, dans la même auberge, et il y avait Papi et Mamie. Je suis allée dans un musée avec Mamie et il y avait des lunettes cassées, comme celles d’un président qui dirigeait le Chili avant. Il y avait des statues et un gros cube qui n’était pas entier: il y avait des morceaux qui manquaient, juste pour montrer un exemple de cube (sic!). On est allé dans un autre musée avec Papi et Mamie pour voir des objets des indiens qui vivaient il y a très longtemps. Il y avait des jolies choses et on ne pouvait pas faire de photos, alors, à la place des photos, j’ai fait des dessins sur un carnet que Maman a acheté.

Après on a eu la voiture et je suis allée dans une « cabaña » (petite maison) dans une forêt et j’ai trouvé du charbon et de la poudre blanche et, avec David, j’ai fait de la peinture sur des pierres et sur des branches. On voulait faire une promenade dans la forêt près du volcan, mais on n’a pas réussi, alors on en a fait une autre de 4 heures pour voir des lacs. Ensuite, je suis allée dans une autre « cabaña » au bord d’un lac et j’ai joué avec une grande fille.

J’ai été à la plage et j’ai vu des lions de mer et des cormorans et des mouettes. J’ai mangé des « empanadas », c’est de la pâte avec du fromage dedans, et c’était bon. Plus loin, au bord de la mer, j’ai mangé beaucoup de coquillages: il y avait des grandes moules, des coquilles saint-Jacques, des crevettes, du crabe et beaucoup de coquillages qu’on ne connaissait pas.

Après j’ai refait de la voiture et j’ai été à Valparaiso où j’ai été dans un autre musée dans la maison d’un poète. J’ai vu un oiseau « empaillé »: il était rose et il était dans une bulle. L’oiseau était beau.

Ensuite je suis allée dans le désert d’Atacama au Chili; c’est le désert qui est le plus sec du monde entier! On a vu des vigognes et un renard du désert. Dans le désert, on a été voir un lac de sel où il y a avait des flamants roses. Les pierres n’étaient pas des pierres normales, c’étaient des blocs de sel. Les flamants roses avançaient dans l’eau très salée et mangeaient des petites bêtes qui vivaient dans l’eau. J’ai vu un film qui expliquait la vie des flamants roses. J’ai aussi vu un bébé flamant rose mort et des vrais œufs.

Après, quand on est reparti, on s’est ensablé avec la voiture et personne ne venait voir. Daddy est allé attendre au bord de la route et il a vu une voiture passer. Après la voiture est venue, mais notre voiture était trop grande, et l’autre voiture était trop petite pour nous aider. Alors, le monsieur a creusé avec sa grande pelle et il a mis des planches et il a mis une grande corde pour tirer notre voiture avec la sienne. On a tous poussé pour aider et on a réussi à sortir du sable. J’étais contente!

Dans le désert, j’ai fait du sandboard sur une grande montagne de sable et c’était très fatiguant de monter la dune. Ça glissait beaucoup et j’ai beaucoup aimé. C’était amusant, mais je n’en ai pas fait beaucoup, car c’était un peu dangereux pour moi.

J’ai pris un avion et je suis maintenant en Argentine pour 3 jours. Dans ce pays, Maman et Daddy ont déjà habité avec Xavier. Xavier avait un an et David était dans le ventre de Maman, mais moi, je n’étais toujours pas née, et Eric non plus. J’ai été voir où Maman et Daddy habitaient avant et, juste devant, il y a un palais très beau, rose avec des décors.

Sandboard, by Eric – blog bilingue

It was noon when my dad rented two sandboards. We went in the car with the sandboards and drove to the “valle de la muerte”. When we arrived, we took out the sandboards and climbed the sandhill. We arrived at the top and my dad tried the sandboard to check if it was dangerous. He found out it did not slide at all. When I tried, I slid a little bit. We went on another hill much higher. David was the first to slide down It slid not much so he retried by putting wax under the board. This time it slid very well and he crouched down for it to go faster. He climbed up and I tried. I crouched half sitting on the board as it sped with the force of gravity. It suddenly turned and I clawed the earth to stop falling. I put myself right again and continued to the bottom. When there was no more downhill descent, I climbed back up with the sandboard. I waited for my turn to come and I waxed the board and went down. It was fun going down because I had the feeling of speed. I did it a few times. When I thought I couldn’t go up the dune again, I went down and gave my board to David who carried it back up. He and Xavier continued sandboarding. When they finished, we went back to the car and went to our hotel. It was super cool!

C’était le soir quand mon père loua deux surfs des sables. Nous sommes allés dans la voiture avec les surfs et nous sommes allés dans ”la vallée de la mort”. A l’arrivée, nous avons pris les surfs et nous sommes montés sur une dune de sable. Mon père essaya en premier pour voir si c’était dangereux. Il décida que ce n’était pas dangereux car ça ne glissait pas du tout. Quand j’ai essayé j’ai pu glisser un peu mais pas beaucoup. Nous sommes allés sur une autre dune beaucoup plus haute. David essaya. Ça ne glissait pas beaucoup, mais plus que l’autre fois. Puis il essaya en mettant de la paraffine sous la planche. Cette fois, ça glissait très bien. Il remonta la dune et j’essayai à mon tour. Je mis beaucoup de paraffine. Je glissai sur la dune en gagnant de la vitesse avec la force de la gravité. Soudain la planche dérapa et je griffai le sable pour m’arrêter. Puis je remis la planche droite et continuai ma descente. Je remontai la dune et passai ma planche au prochain. C’était amusant car je pouvais sentir la vitesse. Je le fis plusieurs fois et quand je sentis que je ne pouvais plus monter une autre fois, je descendis et passai ma planche à David qui remonta avec les deux planches. David et Xavier continuèrent à faire de la planche. Quand ils finirent, nous sommes allés à la voiture et nous sommes repartis à l’auberge. C’était super super!

Surfer sur les dunes dans la Vallée de la Mort

Le lendemain, jour de repos pour tous, sauf pour Mamie, qui se lève à 4 heures du matin pour aller voir le geyser du Tatio, à plus de 100 kilomètres de San Pedro… Au déjeuner, nous retrouvons Mamie, comblée et en pleine forme! Dans l’après-midi, nous louons des « sandboards » (planches de surf pour le sable) et partons pour la Vallée de la Mort…. Les mêmes formations géologiques que dans la Vallée de la Lune nous attendent. Paysages désertiques, tourmentés et uniques! Nous prenons une piste (encore une!) et chaque fois que nous apercevons du sable, nous nous demandons si nous allons nous ensabler, mais non, las voiture passe sans encombre. Nous nous arrêtons près d’une belle dune, et les enfants, ravis, se précipitent avec leur sandboard. Les premiers essais ne sont pas concluants, les sandboards ne glissent pas. Nous nous sommes « trompés » de dune! Elle n’est pas assez raide… Nous partons un peu plus loin et apercevons d’autres « surfeurs » sur une immense dune particulièrement raide. Il faut monter péniblement tout en haut de cette immense dune (pour chaque pas en avant que nous faisons, nous avons l’impression de faire deux pas en arrière ou presque….). Ensuite, il faut passer de la paraffine sur toute la surface du sandboard pour qu’il glisse mieux. David se lance le premier. Pas de doute, face à la pente, le sandboard prend vite de la vitesse. Toute chute veut dire que nous avons du sable plein la figure (voire plein la bouche)! Tout le monde essaye, même Amandine. Je me lance prudemment en biais (et non face à la pente)… Je n’ai aucune envie d’avaler du sable et de faire un « rouler-bouler » spectaculaire… Le seul problème de ce sport, c’est qu’après chaque descente, il faut remonter tout en haut de la dune! Il n’y a pas de remonte-pente, et la montée est véritablement exténuante… Peu à peu, les styles s’affinent et les chutes se font moins nombreuses… A côté de nous, un jeune qui a visiblement beaucoup d’expérience, s’entraine à sauter au-dessus d’un obstacle, et chute inlassablement et de façon spectaculaire dans une grande gerbe de sable. Je ne l’envie pas… Tout en haut de cette dune, le paysage est magnifique. Des nuages ont fait leur apparition dans le ciel normalement totalement dégagé. Va-t-il pleuvoir dans ce désert où il ne pleut presque jamais? Le vent se lève et le sommet de la dune est balayé par des tourbillons de sable qui s’infiltrent partout. Fatigués, nous descendons tous, sauf David, qui souhaite continuer encore un peu, malgré le vent. Nous descendons en courant, avec plaisir, les pieds nus, dans ce sable si fin. Quel bonheur! Là-haut, sur la dune, David se protège du vent comme il le peut pour enduire son sandboard de paraffine avant sa dernière descente. Il glisse face à la pente et arrive couvert de sable et heureux. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvre de nuages menaçants et des éclairs zèbrent le ciel. Le tonnerre gronde et la pluie se déchaine. Incroyable! De temps en temps, le désert se couvre de fleurs, après les pluies. Nous avions vu cela en Afrique du Sud, près de la Namibie, mais ici, au Chili, nous nous contenterons d’admirer les superbes photos de ceux qui auront vu ce phénomène unique.

Chile, by David

Chile is the longest country in the world, but it is in not very large. To give you a general idea of the shape of Chile, think of a sausage. This country (not sausage) is situated on the west coast of South America. It’s in this country that we find the most arid desert in the world, and part of the ‘Cordillera de los Andes’, a long range of mountains. This is a Hispanic country, even though a few differences can be found to the Spanish in Spain. For example, they use the Italian farewell ‘ Tchao‘, and a few words are special to Chile and its culture. Chileans also rarely pronounce the ‘s’ at the end of a word, and have some words that have roots in precolumbian languages.

In Santiago, we went to a museum where they said that Chile had pretty poor land, but a very rich sea. Some of the people close to the sea still have roughly the same lifestyle than in precolumbian time, living of fishing. For some months of the year, they hunt the octopus in shallow waters, using a hooked rod to catch it. They then throw it on a rock and hit it with the rod till it dies, before stuffing it in a bag. But before being able to catch it, they must see it. This is not as easy as it sounds, as the octopus can camouflage by changing its colour. The fishermen spots the eyes of the octopus as they are in constant movement, whereas the body cannot be seen.

For the other part of the year, they fish the swordfish, using a barbed harpoon. They must use powerful rope, as they can cut through 8mm thick rope with a few thrusts of their ‘sword’.

Then we went up to San Pedro. During the journey, nothing very exciting happened, Mainly, we stayed hour after hour in the car, driving a few thousands of kilometres. We would get up in the morning, then drive till about 9 o’clock in the night. Find a place to sleep, and voila. But once we got to San Pedro, things changed. We found ourselves in the most arid desert in the world. We saw salt lakes, and with our incredible luck, saw a wonderful specimen of the desert fox, just on the side of the road. It observed us, ready to run at any sign of threat. But did it know we were observing it as closely, not out of fear, but rather out of curiosity and awe, marvelling at its beauty, and at the fact it had no water or food problems in the centre of such a desert? It must have been an expert at survival in this environment, or it would have surely died a long time ago. Our luck did not stop there. We got blocked in sand in the middle of that same desert. Where’s the luck in that??? Not only we lived a desert experience, but we had taken more water than usual, and we had tken everything we needed to occupy ourselves. That was one of the rare times we took our small backpacks for something else than a long journey.

And for the first time of my life, I sandboarded!!! We went in this place called the valley of death (not the most encouraging of names for a first try!). At first we didn’t go on the right dune, but then we finally made it to the right one. I got there first, and saw people sliding down at impressive speeds, and usually finishing with impressive falls! I got to the top with my old model sandboard, and had a try. But it would not slide! The sand would stop me, and I was lucky if I could advance 50cm! Why couldn’t I slide down like the others, riding on the sand at a fast pace, not riding through it, labouring for every centimetre? Then the answer came, in the form of my father, carrying the two candle sticks I had disregarded as superficial. I waxed the underside of my sandboard, before putting my bare feet in the straps and pushing my sandboard towards the slope. And suddenly… my sandboard whizzed off, easily equalling the speed of the others. Very fast, it went very fast, and even though a bump was coming, I gave up all hope of turning, not daring to try And… my sandboard met the bump, ejecting me and making me roll 1 or 2m lower, before I came to a stop. Luckily, the sand was pretty soft, and no injuries occurred. The second time, I dared to turn, and managed a slight turn, That nearly through me off balance. But still, the bump (which was a path to get to the top of the dune) came up to me and made me fall in the same manner. The third time, I managed a quarter turn, and stopped just before the bump, jumping off and landing on my feet. The next time, I didn’t wax it enough, so it didn’t slide. So I went back up, and waxed it more. This time I slid to the bottom, turning enough to avoid the bump. After that I went higher, and tried it from there. I slid down twice as fast, and fell through sheer speed. I went back to the same place, when a sandstorm brewed, pelting me with sand, forcing my eyes shut, even if I was facing away from it. It would pelt all unprotected parts, bringing stinging short lived pain. I had to put my sandboard behind my head, tucking my arms behind it. When I saw it wasn’t going to abate, I went lower on the slope to wax my sandboard. But to get on it, I had to get up to the top, and got pelted again. I tried it again, trying to slalom. But I slalomed too much, and would keep stopping, slowing down with my hand, by dragging it in the sand. Even with this irregular speed, I didn’t fall off and got to the bottom. This was more sportive than it seems, because for every 20 seconds of sliding, we had to go up the dune for 10 minutes. The sandboarding was extraordinarily fun, and not as dangerous as the skateboarding, even if we started from 10 or 20 times as high.

And that night, another surprise. We were in the middle of the most arid desert in the world… and it rained.

Aventures dans le désert… « Salar de Atacama » et flamants roses

Le lendemain, nous nous levons tôt, pour aller voir le « salar de Atacama », immense étendue de sel, parsemée de lagunes qui sont le lieu de nidification de flamants roses. Les croûtes de sel recouvrent cette étendue et forment des monticules blancs aux formes étonnantes et tourmentées qui brillent au soleil. Nous arrivons a la « laguna Chaxa ». Des flamants roses avancent tranquillement et dignement, les pattes dans l’eau, et le rose de leurs ailes contraste avec le bleu de l’eau et le blanc des croûtes de sel. Formant une seule et même image, le flamant rose semble prolongé par son reflet parfait dans l’eau. L’œil, charmé, s’y perd, et confond réalité et image. Les montagnes et volcans à l’horizon confèrent une beauté particulière à ce site sauvage et majestueux. Le silence est à peine troublé par quelques cris d’oiseaux. Nous sommes seuls et émus par tant de beauté.

Nous repartons pour aller voir les lacs « Miscanti et Miñiques », perdus dans les montagnes, a plus de 4.000 mètres d’altitude. Pour y aller, nous empruntons une mauvaise piste et nous dirigeons droit vers la chaine de volcans que nous apercevons au loin devant nous. Le volcan «Lascar, qui culmine à plus de 5.000 mètres, émet une petite fumée en permanence, et nous rappelle que tous ces volcans sont encore actifs… Je suis au volant et la voiture grince et tressaute à chaque irrégularité de la piste. Après pas mal de temps, bien secoués, nous apercevons enfin la route. Un banc de sable recouvre la piste sur une trentaine de mètres. Je m’engage dans les traces des véhicules précédents et après une dizaine de mètres, les roues patinent et s’enfoncent dans le sable. Impossible de repartir… Nous voilà ensablés au milieu du désert! Derrière nous, l’immense étendue salée. Devant nous, les montagnes et volcans nus et balayés par le vent et la poussière. De chaque côté de la piste, du sable, et encore du sable… Il est midi et aucun véhicule ne circule sur la route que nous pouvons voir, à environ 500 mètres de là où nous sommes arrêtés. Nous sortons tous de la voiture et partons à la recherche de grandes pierres plates pour essayer de former une piste pour la voiture. Nous trouvons un peu de carton que nous mettons au niveau des roues arrières. Nous nous mettons tous derrière la voiture pour pousser et Ian prend le volant. Rien à faire, nous sommes bel et bien ensablés. Nous n’avons pas de couverture téléphonique pour appeler… Génial… Au moins, nous avons de l’eau, beaucoup d’eau même… Ce matin, j’ai pris toutes les bonbonnes d’eau de 5 litres que nous avions, sous l’œil un peu taquin d’Ian qui m’avait fait cette remarque: « on dirait que tu pars dans le désert… »

Ian part s’installer au bord de la route pour arrêter un véhicule éventuel qui voudrait bien passer par là.

Sur la route, nous pouvons nous servir du téléphone et Ian apelle les « carabineros », la police locale, qui nous donnent le nom d’un dépanneur. L’appel à ce dépanneur est intéressant. Lorsque nous lui expliquons la situation et lui demandons de l’aide, il nous répond:

« Je ne peux pas venir, ma dépanneuse est cassée ».

« Ah! Y-a-t-il quelqu’un d’autre que nous pouvons appeler pour demander de l’aide? »

« Oui, il y a un autre dépanneur, mais sa dépanneuse est cassée aussi. »

« Que pouvons-nous faire alors? »

« Je vais venir avec des pelles d’ici 2 heures! »

Nous attendons donc dans la voiture. Le soleil tape, mais heureusement il ne fait pas trop chaud à l’ombre de la voiture. Les garçons lisent et Amandine a trouvé une genre de petite pelle (au milieu du désert!) et s’amuse avec le sable qu’elle met dans une demi-bouteille (elle aussi récupérée pas loin de la voiture…). Quoi de mieux que de faire des pâtés de sable au milieu du désert?

Nous voyons enfin une voiture et l’arrêtons. Il vient voir notre voiture ensablée, mais sa fourgonnette est trop légère pour pouvoir nous tirer. Il repart donc. Il travaille dans une mine de lithium.

Vers 2 heures, nous apercevons enfin la fourgonnette de notre dépanneur. Il sort des planches de récupération et sa pelle, et commence à creuser sous la voiture. Nous attachons un filin entre nos voitures et la voiture avance d’une dizaine de mètres. Il recommence la même opération et nous sortons enfin de ce banc de sable… Ouf! Nous retrouvons la piste, puis la route avec plaisir. Nous avons de la chance, nous dit notre dépanneur sympathique en nous offrant une « empanadas » aux tomates et au fromage; beaucoup de gens ici ne sont pas honnêtes et trafiquent avec la drogue. Entre temps, le premier homme qui était venu nous voir vient vérifier si nous allons bien. Décidément, nous n’aurons vu que des chiliens ultra-sympathiques!

Après cet interlude imprévu, nous repartons pour aller voir ces fameux lacs. Après le désert, le sable et la chaleur, nous retrouvons l’altitude, le vent frais et un peu de végétation. Nous apercevons des vigognes et pique-niquons non loin du lac, dans un abri de pierre pour nous protéger du froid! Nous continuons à boire notre infusion de « chacha », car nous sommes à plus de 4.000 mètres d’altitude. Les eaux bleues du lac Miscanti scintillent au soleil et contrastent avec les pentes grises du volcan qui le domine. Tous ces paysages sont magnifiques. Quelle chance! Au retour, nous croisons de petites églises au toit de fibres de cactus, toutes simples. Nous aimons cette simplicité et la sérénité qui s’en dégage.

San Pedro de Atacama – quelques pas en Bolivie et coucher de soleil sur la Vallée de la Lune

Lorsque nous arrivons à San Pedro, après 3 jours de voyage, nous sommes tout de suite séduits par les petites maison en « adobe » (briques de terre et de paille séchées au soleil). Les rues sont en terre, et les petites maisons basses qui bordent ces rues n’ont pas plus d’un étage. Certains toits sont en fibre de cactus. San Pedro compte moins de 2.000 habitants. La petite église en terre de San Pedro, qui date du XVIIème siècle, est peinte en blanc et donne une impression de calme et de sérénité. L’intérieur, tout simple, aide à se recueillir. Pour la construire, pas de clous, mais des courroies en cuir de lama, et une charpente en cactus, recouverte de terre et de paille.

San Pedro est le rendez-vous des touristes étrangers et, dans les rues, nous entendons beaucoup parler français, allemand ou anglais… Partout, des agences de voyage proposent toutes les excursions à la mode: Vallée de la Lune, Vallée de la Mort, ruines indiennes, lacs salés, lacs bleus, lacs verts, lagunes peuplées de flamants roses, geyser, volcans actifs, montagnes, excursions dans le désert, etc. Nous voilà touristes, au milieu des touristes, pendant quelques jours… Les rues regorgent de petits magasins d’artisanat, débordants de tissages colorés aux motifs typiques d’Amérique du sud…. Bonnets, ceintures, chemises brodées, sacs, flûtes de pan, bijoux…Restaurants, hôtels, auberges… Il y a tout ce qu’il faut pour dépenser… Malgré cela, San Pedro a un charme unique et le désert qui partout veut prendre ses droits sur cette petite oasis est terrible et magnifique, tout à la fois.

Après avoir parlé avec des chiliens en visite à San Pedro, nous décidons d’aller voir la « laguna verde » (lagune verte), située juste de l’autre côté de la frontière, en Bolivie. Ce lac est à plus de 4.000 mètres d’altitude, et pour ne pas souffrir du mal des montagnes, toujours sur les conseils de ce couple, j’achète dans un petit magasin de la « chacha » (chachacoma), pour faire des infusions. Cette plante, ainsi que la coca, permet de contrer les effets de l’altitude, à condition de commencer à la prendre suffisamment à l’avance. C’est ce que prennent les indiens qui vivent en altitude. Nous buvons donc tous notre infusion de «chacha ». L’odeur est forte, peu agréable, mais ce n’est pas si mauvais que cela… Amandine, pourtant, n’est pas de cet avis, et essaye divers techniques pour réussir à boire sa tisane: sans respirer, en se bouchant le nez, en buvant très vite ou très lentement, mais rien ne semble marcher…. Après pas mal de temps, et avec beaucoup d’efforts, la tisane passe enfin… Un peu plus tard, nous partons donc à l’assaut des montagnes. La voiture peine et donne des signes d’essoufflement. Finalement, nous devons nous arrêter, un voyant rouge s’allumant soudain… Après une bonne pause, nous refaisons un essai. La voiture repart et le voyant rouge s’éteint. Ouf! Nous avons été un peu ambitieux, en mettant à la fois la climatisation à son maximum et en voulant monter ces côtes raides et abruptes.

Après une piste en terre, nous arrivons enfin en vue du poste de frontière bolivien. Le poste de douane est une simple cahute perdue dans les montagnes, au bord d’une mauvaise piste, dont les fenêtres et portes laissent passer l’air froid et le vent glacial à cette altitude … Le douanier, emmitouflé dans un gros anorak, et son bonnet de laine bien enfoncé sur la tête, nous dit que nous ne pouvons pas aller voir ce lac. Il fallait payer les taxes pour l’entrée en Bolivie et l’entrée du parc naturel, et faire tamponner nos passeports tout en bas, à San Pedro… Le lac est à moins de 10 kilomètres, mais tant pis… Nous aurons juste fait quelques pas en Bolivie…

Sur le retour, nous croisons des guanacos sur « l’Altiplano » (plateau). Ian sort pour les photographier de plus près et revient transi… Il fait un froid incroyable à cette altitude, mais les guanacos, eux, ne semblent pas souffrir du froid… Un peu plus loin, nous découvrons un magnifique renard du désert. Il reste quelques temps à nous regarder avant de s’enfuir. Quelle chance!

Effets de la tisane (que nous continuons à boire régulièrement en montant) ou non, aucun de nous n’a souffert du mal des montagnes.

En redescendant, nous décidons d’aller voir la Vallée de la Lune (Valle de la Luna). Au creux de la Cordillère « de la sal » (composée notamment de sable, d’argile et de sel), des formations géologiques aux formes tourmentées et presque « tranchantes », balayées par le vent, donnent a cette vallée un véritable aspect lunaire. Aucun animal ne vit dans ce paysage désolé et aride, et même les insectes sont exceptionnels… Nous arrivons à temps pour admirer le coucher de soleil depuis une immense dune de sable. Nous ne sommes pas seuls, plusieurs minibus ayant déchargé leur « cargaison » de touristes avant notre arrivée… Nous peinons à arriver au sommet de la dune, mais sommes récompensés par un paysage magnifique. Pendant que le soleil se couche à l’horizon, la lune resplendit, presque pleine, au-dessus de ces formations incroyables. Nous aimerions courir dans ces dunes, maintenant éclairées par le pâle halo de la lune, mais cela n’est pas permis… Nous redescendons, conscients de notre petitesse face à ce monde incroyable, et comblés par tant de beauté…

En route pour le désert d’Atacama…

Après Valparaiso, nous continuons notre route, toujours plus au nord…. Et peu à peu, nous découvrons des paysages de plus en plus arides. D’abord, ce sont les arbres qui disparaissent et laissent la place à des buissons et arbustes épineux, puis ce sont des cactus qui font leur apparition. Nous nous arrêtons dans la Vallée “del Encanto” (Vallée Enchantée), pour aller admirer des gravures rupestres des indiens El Molle, qui datent du IIème au VIIème siècle. Les pétroglyphes représentent essentiellement des personnages, parés de coiffes. Pour découvrir ces gravures, nous nous promenons au milieu d’immenses cactus, dont certains sont en fleurs. Dépaysement garanti! Les cactus parés de leurs fleurs rouges ou jaunes sont impressionnants et s’étalent à perte de vue sur les collines environnantes qui bordent la vallée. Superbe!

Nous reprenons notre voyage et nous enfonçons dans un paysage chaque fois plus aride, presque lunaire par endroits Le sable a fait son apparition et même les plantes et cactus s’effacent peu à peu et disparaissent. Les montagnes complètement pelées ajoutent à la désolation des lieux. Nous longeons la côte par moments, et l’océan ajoute ainsi une touche de bleue dans cet univers aux tons ocres, roses et jaune paille. La douceur des couleurs tranche avec le bleu intense de l’eau. Lors d’une halte, nous trempons nos pieds dans l’océan… Trop froid pour se baigner. Pas un seul d’entre nous n’ose aller défier les vagues! Un peu plus loin, dans un petit village, nous admirons des pélicans. Leur technique de pêche est impressionnante. Ils s’envolent et planent au-dessus de la baie. Lorsqu’ils repèrent un poisson, ils piquent du bec, vrillent et s’enfoncent verticalement dans l’eau, dans une grande gerbe d’eau. Nous restons fascinés devant ce spectacle.

Nous continuons notre route vers le nord, qui semble nous attirer comme un aimant. Nous voulons découvrir ce fameux désert d’Atacama, le désert le plus aride de toute la planète! Certaines zones n’ont pas vu de pluie depuis plus de 400 ans… En chemin, nous voyons briller les dômes des plus grandes observatoires astronomiques du monde, installés à plus de 2000m mètres d’altitude sur la crête des montagnes de la Cordillère. Dans cette région, l’atmosphère est pure et sèche, et aucune pollution ne vient cacher le ciel étoilé si magnifique du désert. De plus, l’absence de pluie permet un ciel parfaitement dégagé, plus de 300 nuits par an! L’un de ces observatoire (Observatoire la Silla) est un observatoire européen qui regroupe plus de 13 pays, dont la France. Il se visite, mais de jour seulement, pour permettre aux scientifiques de faire leur travail la nuit…

Nous découvrons aussi les mines de cuivre, installées un peu partout le long de la route, en plein milieu du désert. Le Chili est en effet le premier producteur mondial de cuivre et ce minerai représente 40% des exportations du pays. Nous croisons des villes « fantômes », maisons en ruine, depuis longtemps délaissées, probablement dû à l’arrêt de l’exploitation de certaines mines. Nous passons le Tropique du Capricorne et nous dirigeons vers l’ouest, vers San Pedro de Atacama, petit village situé sur une oasis, à plus de 2400 mètres d’altitude, et perdu dans ce désert aride. Nous sommes tout près de la Bolivie et de l’Argentine…

Transport in Santiago

metrobus-chileI already posted some thoughts on transport in South Africa. I always have a keen eye for transport.

Here in Santiago, and seemingly in other places in Chili, public transport is fascinating.

In Santiago there are five layers of transport.

Metro. Clean, efficient and frequent.

Buses. So frequent you do not need a timetable. Just show up and your bus will whiz by in the next few minutes.

Micro. Smaller buses which go to remote places on either side of Santiago and all the way through Santiago. And amazingly just as frequent as buses.

Collective taxis. These taxis have set routes and can take up to four passengers. If you want a ride sign them as they go by, if there is still some room you are welcome in. Ask then to stop anywhere on their route. There are no fixed times, but they are easy to spot. They look like regular taxis but with a big sign on the roof showing the end parts of their route. And the beauty is that they cost the same as buses.

Taxis. They are like those you find all over the world. The meters work and the cost is clear. You get charged for every 200 meters or 60 seconds whatever comes first.

This organisation has three main advantages.

Cost. It is affordable

Frequency. There is always something coming your way

Extent. Any two points seem to be easily accessible.

Of course like all public transport it is not always as convenient as one would like and you might want to go to some point which forces you to change a couple of times of form of transport. But overall this system is so efficient that it is a very viable alternative for all those who do not have cars. And that is a great majority of those we met.

For the newcomer the only confusing part is that there are so many routes and bus stops that it is virtually impossible to use the micro or collective taxis. But once you are introduced to the system, it works very efficiently. Getting down at the right stop is sometimes a little tricky for the buses and micros will only stop if asked to… and you must know where that is.

Being welcome in a family

Each family is unique. It has a history, joys and sorrows. Difficulties. Each one adapts to its environment in its own way.

I know my family. I love my family. But we rarely get to see more than a glimpse of other beautiful families who surround us. We might get invited for a meal and suspect a whole new way of living just at our doorstep, but we are rarely privileged of seeing the beauty of other families from the inside.

Not having our own home has been for us a great opportunity to share in other families’ lives. Even before we left France, we discovered some we barely knew and whom opened their door for a night or more. And as we have been traveling, many families have welcomed us. Each family is different. Some are shy, some are suffering, some are modest, some are struggling. But all are trying to do what they think best for their loved ones and more often than not, for the world. Families are definitely the best foundation for society. They genuinely care.

We have witnessed a lot of generosity and I am grateful to all the families who have shown us their richness. They are an inspiration for us.

Tourism or traveling the world?

tourist-or-travelerTraveling for a year, or tourism for a year? What is the difference between traveling and tourism?

Well travelers and tourists cross paths quite often and I guess we are a little bit of both.

Tourists have little time so they want to get straight to the point. A guide book in one hand, they look at what they are told to look at. If it is not in the guide it is probably of no interst, but if it made it into the guide then it must be seen, done, tasted or experienced in some way. The tourist will go to great lengths to follow the guide. He will sleep little, travel long and hard. He will be slave to the guide, which will soon be The Guide with capital letters. He will be able to go home proudly and tell his friends that he has seen everything and been everywhere. His photos will be his trophy. Some unfortunate friends or family will have to bear The Guide retold by the has-been tourist. His friends will be the judges of his faithfulness to The Guide.
A tourist dresses in bright colors. His camera is his main weapon. He comes, takes a picture and goes. Tourists are welcome in most countries. They are a source of income. Most places are geared to these modern warriors. Yangshuo, in China for example has three main attractions. Tourists come for 24 hours. They will do a bike ride, visit the mud cave and see the moon hill. In the evening they must walk down the main street and buy some local art work.

The town offers short term accommodation and tourists arrive in bus loads. And they spend. That is why they are the friends of the local authorities and local businesses. They are tolerated by those who do not benefit directly, for the tourist stays where he is told to stay.

The traveler on the other hand frowns on tourists he considers as superficial. He, travels as if he had time. His home is where he is. His aim is not to go home and get on with his life, but to discover the life of those he meets. He wants to feel the country from the inside, live with the locals, eat with them and know the country. He will try to speak the language. He is proud of all the tourist places he has been able to avoid. He considers that if a place is for tourists, it is by definition artificial. A traveler must suffer to see something. His quest is authenticity. He is liked by the locals he meets, he may even befriend some. But he is frowned upon by local businesses for he can be anywhere and spends little. He is sometimes admired and often thought of as a fool. Unlike the tourist he stays longer. He is waiting for that special moment, that special meeting where he will be able to say: “Ah that is real”.

So what am I? What are we?

Well it is not that clear cut. There is definitely the greatest part of us who long to be travelers. But we know that it is somewhat futile to aim to know a country from the inside, especially in just a few weeks. Even our own countries are full of disparities, experiences and life styles that we don’t even suspect. If some foreigner came to us and said “I know your country” we would smile kindly but not believe a word. If we had to spend sometime in a rural family in the middle of nowhere in our own countries we would discover a world we did not begin to imagine. That’s why by being a traveler we run the risk of fooling ourselves. Of believing we know something which is not ours to suspect.

Of course sometimes we are tourists, we take out our almighty guide and do what we are told. The great advantage is that we get to see some amazing places and in very little time. Maybe one thing I have my doubts on is that our guide in Chili told us that there was a great desert 2000 kilometers away… and we have been on the road ever since…