New York, New York…

Après cette réunion de famille et quelques jours de plus à Boston, nous laissons la voiture et descendons en bus à New York. Nous arrivons la veille du 4 juillet, la fête de l’indépendance. Avec New York, nous retrouvons le beau temps et des températures plus clémentes. Nous allons découvrir Manahattan et les différents quartiers, tous avec une personnalité bien marquée. Nous marchons le long de Brodway avenue, apercevons la Statue de la Liberté depuis les quais, passons devant « Ground Zero », nous laissons éblouir par les lumières et les écrans géants de Times Square. Nous marchons, marchons, histoire de sentir un peu cette ville, mais nous finissons par trainer tout le monde et par avoir du mal à avancer nous-mêmes. Le soir, nous assistons aux magnifiques feux d’artifices sur les quais (nous manquons ceux du 14 juillet en France, mais nous aurons quand même eu nos feux d’artifices…). Il y a en fait 6 feux d’artifice en parallèle et le résultat est impressionnant. Il y a une foule incroyable, mais nous avons la chance de pouvoir accéder aux quais et d’être tout près. De retour à l’hôtel, nous nous écroulons et il suffit de quelques minutes pour que tout le monde s’endorme. Nous n’avons que 2 vraies journées pour découvrir un peu de cette ville gigantesque et nous comptons en profiter!

Le lendemain, nous allons sur Liberty Island pour admirer de près cette fameuse Statue de la Liberté ou plus exactement « la Liberté éclairant le monde », car tel est son nom. Les mesures de sécurité pour monter à bord du bateau, puis pour entrer dans le socle de la statue sont draconiennes, plus strictes encore que pour prendre l’avion (et nous commençons à être des spécialistes de ces moments…). Nous prenons notre mal en patience pendant que nous faisons la queue à plusieurs reprises pour toutes ces sécurités. Depuis le 11 septembre 2001, l’intérieur de la statue était fermé aux visiteurs, mais ce 4 juillet, la statue réouvre ses portes (ou plutôt ses escaliers) et peut de nouveau se découvrir de l’intérieur. Seul petit problème, tous les billets sont déjà vendus jusqu’en fin septembre… Nous nous contentons donc de monter dans le socle de la statue et de visiter le musée qui explique toutes les phases de la construction de la statue. Offerte par la France aux Etats-Unis en 1886 pour commémorer le centenaire de la déclaration d’indépendance et en signe d’amitié entre les 2 pays, elle a été conçue par le sculpteur français Frédéric-Auguste Bertholdi. C’est l’architecte Viollet-le-Duc qui choisit les cuivres pour l’enveloppe externe et la technique du repoussé (300 plaques de cuivre composent la statue), pendant que Gustave Eiffel, à la mort de Viollet-le-Duc, construit la charpente métallique intérieure.

Haute de 46 mètres, elle surplombe fièrement le port de New York. C’est la première image que voyaient les émigrants en arrivant à Ellis Island, symbole d’espoir et de liberté pour tous ceux qui avaient tout quitté en quête d’une vie meilleure. Un poème d’Emma Lazarus, inscrit au pied de la statue, immortalise ces moments:

“The New Colossus”

Not like the brazen giant of Greek fame,

With conquering limbs astride from land to land;

Here at our sea-washed, sunset gates shall stand

A mighty woman with a torch, whose flame

Is the imprisoned lightning, and her name

Mother of Exiles. From her beacon-hand

Glows world-wide welcome; her mild eyes command

The air-bridged harbor that twin cities frame.

“Keep ancient lands, your storied pomp!” cries she

With silent lips. “Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost to me,

I lift my lamp beside the golden door!”

Emma Lazarus

Le Nouveau Colosse

Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque,
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, battues par les flots, aux portes du soleil couchant se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est la foudre emprisonnée, et son nom
Mère des exilés. De sa main qui est une balise
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard éclair
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
“Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre age!” proclame-t-elle
De ses lèvres closes, “Donne moi tes pauvres, tes extenués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libre,
Le rebus de tes rivages surpeuplés.
Envois-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or!

Après cette visite, nous allons à Ellis Island, cette île sur laquelle, dès 1892 (et jusqu’en 1954), tous les immigrants qui arrivaient aux Etats-Unis débarquaient et étaient soit acceptés, soit refoulés et remis dans un bateau, sans avoir touché le sol du continent américain. Aujourd’hui, c’est un musée très bien fait qui retrace l’histoire de tous ces immigrés. Dès l’entrée, des dizaines de bagages, malles, coffres en tout genre sont entassés. Je reste fascinée par cet amoncellement de bagages. Nous avons vécu un an avec nos bagages, mais eux quittaient tout et devaient emmener « toute une vie » avec eux, sans savoir ce qu’ils trouveraient dans ce nouveau pays… A l’étage sont gardés quelques uns des « trésors » qu’ils emmenaient ainsi avec eux: vêtements traditionnels, machines a coudre, outils, instruments de musique, Bibles et objets religieux, objets précieux… Quel choix difficile cela devait être! Les différentes salles retracent l’itinéraire des immigrants et donnent beaucoup de témoignages, heureux ou moins heureux. Il devait falloir beaucoup de courage pour ainsi tout abandonner et partir à la poursuite d’un monde meilleur, sans savoir vraiment ce à quoi s’attendre…

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