Le grand jour du retour…

C’EST LE GRAND JOUR!

Dans quelques heures, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

Nostalgie (déjà!), excitation, une pointe de tristesse et beaucoup de joie,

tout se mêle et s’entremêle…

Tout a une fin, même un tour du monde,

mais, heureusement, ce n’est qu’un tremplin vers une autre aventure.

Trouver un logement, s’installer, reprendre une vie plus conventionnelle,

retrouver tout le monde, famille et amis,

que nous avons gardés dans notre cœur et nos prières toute cette année…

Bâtir tous ces projets qui nous tiennent à cœur,

ces rêves qui nous motivent,

dont un certain nombre sont le fruit de ce tour du monde…

Mais, chut, ils doivent d’abord mûrir avant d’éclore…

A bientôt dans ce beau pays qu’est la France,

pour d’autres aventures tous ensemble!


PS: Avis à tous les mansonniens qui nous suivent!

Si vous avez des « tuyaux » pour un logement,

nous sommes preneurs…

Nous arrivons à Maisons-Laffitte dans quelques jours.

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10 jours en Floride

Pour nos derniers 10 jours de tour du monde, nous prenons l’avion pour la Floride. En débarquant à Miami, nous retrouvons la chaleur, la vraie chaleur humide et tropicale et cela nous fait presque plaisir! Nous filons sur Orlando car nous sommes le 6 juillet et le lendemain, David fêtera son anniversaire. Orlando est connu un peu partout pour ses parcs d’attraction, dont Disney et Universal. Nous choisissons de passer le 7 juillet dans le parc aquatique Wet’n’Wild et avec l’entrée normale, nous recevons un « pass » pour revenir juqu’au 31 decembre 2009, si l’envie nous en dit! Nous profitons du parc pendant 3 jours et notamment le soir, après les pluies orageuses qui font fuir une grande partie des familles. Dans ce parc, étonnamment, toutes les attractions sont accessibles dès 1,20 mètre et Amandine peut donc tout faire, même le toboggan vertical si impressionnant. Je lui demande si elle a fermé les yeux et elle me répond: “Oh oui! J’avais trop peur!”, avec un immense sourire et une satisfaction évidente… Nous nous en donnons à cœur joie et, après 3 jours et quelques courbatures pour les plus grands, nous repartons en passant d’abord voir le centre de la NASA. Nous resterions bien jusqu’au 11 juillet pour voir le lancement de la navette spatiale depuis la plage de Cocoa Beach, mais nous avons peu de jours et nous voulons découvrir un petit peu de la Floride (et pas seulement ses parcs d’attraction). De plus, la météo est plutôt incertaine et le lancement risque d’être retardé.

Nous repartons donc, direction les “Keys”, ce chapelet d’îles à la pointe sud de la Floride. Ces îles, dont un certain nombre sont reliées par des ponts, couvrent ainsi plus de 250 km de long. Les paysages sont magnifiques et la mer bleue turquoise qui brille au soleil de chaque côté ajoute au charme de ces îles. Nous nous installons sur l’une d’elles, à peu près au milieu de cet immense arc de cercle et profitons de la mer chaude et transparente. Nous allons aussi découvrir Key West, la dernière île, la plus à l’ouest. Partout, les points de vue sont incroyables. Le dernier soir, lors d’un bain de minuit sous le ciel étoilé magnifique, Eric se fait soudainement piquer. Nous sortons très vite de l’eau, ne sachant pas ce qui s’y trouve. Une méduse sans doute. David nous rassure en nous disant que si c’était un poisson lion, Eric serait déjà mort en quelques minutes. Ouf, nous voilà effectivement rassurés!

Après quelques jours, nous repartons comblés et allons à Miami. Il ne nous reste plus que 2 jours, le compte à rebours s’accélère… Nous allons nous promener dans les Everglades qui couvrent tout le sud de la Floride. Ce parc naturel est recouvert d’une végétation incroyable qui baigne en permanence dans l’eau (sauf parfois en hiver en cas de sécheresse). Contrairement à ce que nous croyions, les Everglades ne sont pas un marécage, puisque l’eau ne stagne pas, mais est constamment en mouvement. Des « herbes scies » recouvrent une grande partie de la surface, ainsi que des palmiers, des mangroves et, là où le sol est un peu plus élevé, des cyprès et des pins. Ces eaux et cette végétation abritent de nombreux alligators et des crocodiles et nous scrutons ce foisonnement de verdure à la recherche de ces reptiles impressionnants. Régulièrement, nous entendons un genre de grognement inquiétant, signe qu’il y a bien des alligators dans les parages. Soudain, Ian s’arrête, c’est lui qui a aperçu le premier alligator. Bien caché sous les feuillages, seul son museau et ses yeux dépassent. Plus tard, nous en voyons un deuxième, juste au-dessous de la passerelle sur laquelle nous évoluons. Puis, un troisième, en mouvement cette fois-ci. Majestueusement, il fend les eaux tranquillement et se laisse admirer. Nous apercevons aussi des tortues et plein de poissons. Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer aussi ces petits lézards dont la gorge d’un beau rouge-vif se gonfle régulièrement. Nous les avions déjà remarqué depuis que nous sommes en Floride, mais cette fois, je réussis à photographier l’un de ces petits lézards alors qu’il gonfle sa gorge.

Malheureusement, qui dit eau dit aussi moustiques et malgré les deux anti-moustiques différents dont nous nous sommes aspergés (et qui sont sensés tenir à distance les moustiques les plus féroces autour du monde…), nous commençons à souffrir sous le coup de leurs assauts répétés. Nous achetons un autre anti-moustique dans l’un des petits magasins du parc et alors que nous nous envoyons des nuages de vapeur toxique de cet insecticide puissant (exagération possible de l’auteur, encore que l’odeur à elle seule était vraiment toxique…), nous pouvons aussi voir les hordes de moustiques qui s’attaquent à nous et nous piquent même à travers les vêtements. Aucun respect ces moustiques! Certains des enfants partent se réfugier dans la voiture, alors que nous voulons aller sur un autre sentier. J’abandonne aussi peu après, seuls Ian et Xavier décident d’aller jusqu’au bout, en marchant aussi vite que possible pour essayer de semer ces poursuivants décidément très tenaces. Alors qu’il marche ainsi, Xavier heurte un serpent qui heureusement s’enfuit. Nous avons bien lu qu’il existe un certain nombre de serpents particulièrement dangereux dans les Everglades, mais nous sommes incapables de dire si celui-là l’était… Finalement, nous remontons tous avec soulagement dans la voiture et essayons de tuer les derniers moustiques qui ont décidés de nous tenir compagnie jusque dans la voiture, qui sent pourtant l’anti-moustique à plein nez. Nous hésitons entre ouvrir les fenêtres pour ne pas suffoquer au risque de nous faire piquer encore plus, ou suffoquer et ne pas attirer plus de ces moustiques rebelles à tout insecticide… Je me dis que nous allons être beaux en débarquant en France dans deux jours… Nous allons un peu plus loin dans le parc, mais curieusement, plus personne n’est très pressé de sortir de la voiture… Nous voulions aussi essayer l’un de ces bateaux plats hydroglisseurs, typiques de ce parc des Everglades, mais là aussi, il n’y plus d’amateurs, tant chez les enfants que chez les adultes… Bizarre!

Nous rentrons à Miami nous baigner dans la mer chaude une dernière fois, puis dans la piscine. Nous prolongeons ces moments tous ensemble… Demain, mercredi 15 juillet, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

New York, New York…

Après cette réunion de famille et quelques jours de plus à Boston, nous laissons la voiture et descendons en bus à New York. Nous arrivons la veille du 4 juillet, la fête de l’indépendance. Avec New York, nous retrouvons le beau temps et des températures plus clémentes. Nous allons découvrir Manahattan et les différents quartiers, tous avec une personnalité bien marquée. Nous marchons le long de Brodway avenue, apercevons la Statue de la Liberté depuis les quais, passons devant « Ground Zero », nous laissons éblouir par les lumières et les écrans géants de Times Square. Nous marchons, marchons, histoire de sentir un peu cette ville, mais nous finissons par trainer tout le monde et par avoir du mal à avancer nous-mêmes. Le soir, nous assistons aux magnifiques feux d’artifices sur les quais (nous manquons ceux du 14 juillet en France, mais nous aurons quand même eu nos feux d’artifices…). Il y a en fait 6 feux d’artifice en parallèle et le résultat est impressionnant. Il y a une foule incroyable, mais nous avons la chance de pouvoir accéder aux quais et d’être tout près. De retour à l’hôtel, nous nous écroulons et il suffit de quelques minutes pour que tout le monde s’endorme. Nous n’avons que 2 vraies journées pour découvrir un peu de cette ville gigantesque et nous comptons en profiter!

Le lendemain, nous allons sur Liberty Island pour admirer de près cette fameuse Statue de la Liberté ou plus exactement « la Liberté éclairant le monde », car tel est son nom. Les mesures de sécurité pour monter à bord du bateau, puis pour entrer dans le socle de la statue sont draconiennes, plus strictes encore que pour prendre l’avion (et nous commençons à être des spécialistes de ces moments…). Nous prenons notre mal en patience pendant que nous faisons la queue à plusieurs reprises pour toutes ces sécurités. Depuis le 11 septembre 2001, l’intérieur de la statue était fermé aux visiteurs, mais ce 4 juillet, la statue réouvre ses portes (ou plutôt ses escaliers) et peut de nouveau se découvrir de l’intérieur. Seul petit problème, tous les billets sont déjà vendus jusqu’en fin septembre… Nous nous contentons donc de monter dans le socle de la statue et de visiter le musée qui explique toutes les phases de la construction de la statue. Offerte par la France aux Etats-Unis en 1886 pour commémorer le centenaire de la déclaration d’indépendance et en signe d’amitié entre les 2 pays, elle a été conçue par le sculpteur français Frédéric-Auguste Bertholdi. C’est l’architecte Viollet-le-Duc qui choisit les cuivres pour l’enveloppe externe et la technique du repoussé (300 plaques de cuivre composent la statue), pendant que Gustave Eiffel, à la mort de Viollet-le-Duc, construit la charpente métallique intérieure.

Haute de 46 mètres, elle surplombe fièrement le port de New York. C’est la première image que voyaient les émigrants en arrivant à Ellis Island, symbole d’espoir et de liberté pour tous ceux qui avaient tout quitté en quête d’une vie meilleure. Un poème d’Emma Lazarus, inscrit au pied de la statue, immortalise ces moments:

“The New Colossus”

Not like the brazen giant of Greek fame,

With conquering limbs astride from land to land;

Here at our sea-washed, sunset gates shall stand

A mighty woman with a torch, whose flame

Is the imprisoned lightning, and her name

Mother of Exiles. From her beacon-hand

Glows world-wide welcome; her mild eyes command

The air-bridged harbor that twin cities frame.

“Keep ancient lands, your storied pomp!” cries she

With silent lips. “Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost to me,

I lift my lamp beside the golden door!”

Emma Lazarus

Le Nouveau Colosse

Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque,
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, battues par les flots, aux portes du soleil couchant se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est la foudre emprisonnée, et son nom
Mère des exilés. De sa main qui est une balise
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard éclair
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
“Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre age!” proclame-t-elle
De ses lèvres closes, “Donne moi tes pauvres, tes extenués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libre,
Le rebus de tes rivages surpeuplés.
Envois-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or!

Après cette visite, nous allons à Ellis Island, cette île sur laquelle, dès 1892 (et jusqu’en 1954), tous les immigrants qui arrivaient aux Etats-Unis débarquaient et étaient soit acceptés, soit refoulés et remis dans un bateau, sans avoir touché le sol du continent américain. Aujourd’hui, c’est un musée très bien fait qui retrace l’histoire de tous ces immigrés. Dès l’entrée, des dizaines de bagages, malles, coffres en tout genre sont entassés. Je reste fascinée par cet amoncellement de bagages. Nous avons vécu un an avec nos bagages, mais eux quittaient tout et devaient emmener « toute une vie » avec eux, sans savoir ce qu’ils trouveraient dans ce nouveau pays… A l’étage sont gardés quelques uns des « trésors » qu’ils emmenaient ainsi avec eux: vêtements traditionnels, machines a coudre, outils, instruments de musique, Bibles et objets religieux, objets précieux… Quel choix difficile cela devait être! Les différentes salles retracent l’itinéraire des immigrants et donnent beaucoup de témoignages, heureux ou moins heureux. Il devait falloir beaucoup de courage pour ainsi tout abandonner et partir à la poursuite d’un monde meilleur, sans savoir vraiment ce à quoi s’attendre…