Magnifiques pyramides de Chichen Itza

Nous avons la chance de pouvoir aller voir le site maya de Chichen Itza, possiblement le principal site religieux maya du Yucatan, et qui fait maintenant parti des nouvelles merveilles du monde. En maya, « chi » signifie « bouche » et « chen » puits, et le nom « Itza » (« sorcier de l’eau”) est le nom du peuple ou de la famille qui a fondé ce lieu. Sur le lieu de Chichen Itza se trouvent 2 « cenotes », puits naturels, d’où ce nom de « la bouche du puits des Itzas ».

Dès l’arrivée, la pyramide principale que nous apercevons nous impressionne. Surnommée “el Castillo” (le château), elle a été construite vers l’an 600 et est dédiée au dieu maya «Kukulcan », la représentation maya du dieu « Quetzalcoal », le serpent à plumes.

La construction de la pyramide répond à des critères astronomiques très précis: les 4 escaliers pointent vers les 4 points cardinaux et ont chacun 91 marches, ce qui avec la plateforme tout en haut, fait 365 marches, soit le nombre de jours dans l’année. Les 9 niveaux de la pyramide, coupés en leur milieu par les escaliers, forment 18 terrasses, qui symbolisent les 18 mois du calendrier maya. De plus, 52 panneaux sculptés sur les côtés des pyramides représentent le nombre d’années dans le cycle sacré maya.

Lors des équinoxes, les jeux de lumière et d’ombre sur les escaliers éclairent les têtes de serpents au pied de l’escalier et semblent dessiner un serpent en mouvement depuis le sommet de la pyramide. Nous avons la chance d’assister le soir à un son et lumière où les projecteurs recréent ce jeu du soleil et l’impression est saisissante: le serpent semble se mouvoir et est parfaitement éclairé et visible de loin.

A l’intérieur de cette pyramide se trouve une autre pyramide, plus ancienne, que l’on ne peut malheureusement plus visiter aujourd’hui.

Plus loin, le temple des guerriers avec les milles colonnes est l’endroit où les sacrifices humains étaient pratiqués. De même, un « cenote », un puits naturel où étaient jetés des personnes en sacrifice se trouve à proximité.

Nous voyons aussi un observatoire, sur nommé« El Caracol » (ou « l’escargot » – ainsi nommé à cause de l’escalier en colimaçon qui s’y trouve). Des fentes pratiqués dans les murs correspondent à la position de certains astres lors de dates clés du calendrier maya, et en particulier à la planète Vénus. D’autres monuments, tels un palais, la plateforme de Vénus, le « Tzompatli » dont les crânes sculptés sur les murs font penser que les têtes des victimes devaient être exposées en ce lieu, sont aussi présents.

Nous admirons un grand terrain de jeu, de balle, de 166 sur 68 mètres. Il est délimité par des murs sculptés de 12 mètres de haut, et, en hauteur, de chaque côté, se trouvent deux grands cercles creux dans lesquels les joueurs devaient faire passer la balle. L’acoustique est exceptionnelle et les personnes qui se trouvent sur les rambardes peuvent communiquer avec le prêtre dans le petit temple, à voix basse, sans que les autres entendent quoi que ce soit. De plus, le son porte d’où que nous nous trouvons. Dans ce jeu, 2 équipes s’affrontent et l’équipe qui la première parvient à faire passer la balle dans ce cercle en pierre a gagné. Le capitaine de l’équipe perdante était souvent sacrifié après le jeu, comme le montrent les panneaux sculptés sur les bas côtés.

Nous rentrons impressionnés et comblés, et bien contents aussi que les sacrifices humains ne se fassent plus…

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