Visite d’un village maya

Nous avons l’occasion d’aller visiter un village maya, essentiellement catholique, avec Gaspar, qui depuis deux ans se rend régulièrement dans le village. Il parle maya, ce qui aide grandement. Nous allons visiter toutes les familles et les inviter à des activités l’après-midi. Les jeunes et enfants parlent espagnol, les parents parlent essentiellement maya.

Les huttes sont construites en bois et couvertes de toits de palmes de « huano ». Le sol est en terre battue. A l’intérieur, pour tout mobilier très souvent, quelques hamacs sont accrochés aux poutres. Ils servent de lits, de « fauteuils » et de « canapés »… Et souvent, une petite table avec une machine à coudre noire, qui permet de réaliser les broderies de ces robes blanches mayas que portent quasiment toutes les femmes du village. Pour cuisiner, un feu de bois est installé à même le sol, dans un coin de la hutte. Il fait très chaud dehors et le feu allumé pour cuisiner n’aide pas beaucoup à garder la température fraiche à l’intérieur… Dans l’une des maison, deux femmes s’activent à faire des tortillas et à les cuire sur le feu de bois. Je suis invitée à essayer et à m’asseoir à coté du feu. Avec les doigts, les femmes aplatissent une boule de pâte en la tournant régulièrement pour lui donner une forme bien ronde. Ma technique n’est pas très au point, ma tortilla a une drôle de forme, ce qui fait bien rire les deux femmes, qui en quelques secondes lui redonnent une forme plus traditionnelle… Nous remarquons aussi dans un certain nombre de huttes que quelques jouets en plastique, encore dans leur emballage, sont pendus aux poutres. Nous interrogeons l’un des pères de famille sur ce détail. Il nous explique qu’ils descendent un jouet à la fois pour les enfants. Quand le jouet est cassé ou n’intéresse plus l’enfant, ils en descendent un autre. Intéressant comme façon de faire… Nos sommes loin de l’arbre de Noël où des dizaines et des dizaines de cadeaux s’empilent et où l’enfant ouvre tout et ne saura plus où donner de la tête… Dernier détail étonnant, la plupart des huttes sont décorées à l’extérieur, voire à l’intérieur, d’affiches politiques. Les hommes politiques viennent faire de grandes promesses à ces villages, les emmènent voter et se récupèrent ainsi le vote…

Un certain nombre d’adultes ne savent ni lire ni écrire et beaucoup ne parlent pas espagnol. Ici, les moyens manquent. Les enfants sont pied-nus et attrapent ainsi beaucoup d’infections qui souvent restent insoignées. L’Eglise organise maintenant des dispensaires pour tous ces villages. Les poubelles ne semblent pas non plus très présentes et beaucoup d’ordures trainent à côté des huttes. Les animaux sont en liberté à proximité des huttes, quand ils ne sont pas à l’intérieur, tout simplement.

Nous sommes invités à déjeuner dans une famille: tortillas, gros haricots rouges et omelette.

L’après-midi, Xavier et ses frères organisent des activités avec les jeunes, pendant qu’Amandine a toute une cour d’enfants autour d’elle qui la regardent dessiner. Je suis avec les femmes et les jeunes filles et je dois organiser une séance de catéchisme impromptu. Je les fais aussi chanter et nous passons tous un bon moment.

Au retour, nous allons visiter un « cenote », une source d’eau souterraine qui se trouve dans un village maya à côté et qui n’est pas encore connue des touristes… L’endroit est superbe et impressionnant. Toute la péninsule du Yucatan possède ainsi de nombreuses sources d’eau souterraines. Le mot « cenote » vient du maya « dzonot ». Beaucoup de ces sources étaient considérées comme sacrées du temps des mayas.

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