Surfer sur les dunes dans la Vallée de la Mort

Le lendemain, jour de repos pour tous, sauf pour Mamie, qui se lève à 4 heures du matin pour aller voir le geyser du Tatio, à plus de 100 kilomètres de San Pedro… Au déjeuner, nous retrouvons Mamie, comblée et en pleine forme! Dans l’après-midi, nous louons des « sandboards » (planches de surf pour le sable) et partons pour la Vallée de la Mort…. Les mêmes formations géologiques que dans la Vallée de la Lune nous attendent. Paysages désertiques, tourmentés et uniques! Nous prenons une piste (encore une!) et chaque fois que nous apercevons du sable, nous nous demandons si nous allons nous ensabler, mais non, las voiture passe sans encombre. Nous nous arrêtons près d’une belle dune, et les enfants, ravis, se précipitent avec leur sandboard. Les premiers essais ne sont pas concluants, les sandboards ne glissent pas. Nous nous sommes « trompés » de dune! Elle n’est pas assez raide… Nous partons un peu plus loin et apercevons d’autres « surfeurs » sur une immense dune particulièrement raide. Il faut monter péniblement tout en haut de cette immense dune (pour chaque pas en avant que nous faisons, nous avons l’impression de faire deux pas en arrière ou presque….). Ensuite, il faut passer de la paraffine sur toute la surface du sandboard pour qu’il glisse mieux. David se lance le premier. Pas de doute, face à la pente, le sandboard prend vite de la vitesse. Toute chute veut dire que nous avons du sable plein la figure (voire plein la bouche)! Tout le monde essaye, même Amandine. Je me lance prudemment en biais (et non face à la pente)… Je n’ai aucune envie d’avaler du sable et de faire un « rouler-bouler » spectaculaire… Le seul problème de ce sport, c’est qu’après chaque descente, il faut remonter tout en haut de la dune! Il n’y a pas de remonte-pente, et la montée est véritablement exténuante… Peu à peu, les styles s’affinent et les chutes se font moins nombreuses… A côté de nous, un jeune qui a visiblement beaucoup d’expérience, s’entraine à sauter au-dessus d’un obstacle, et chute inlassablement et de façon spectaculaire dans une grande gerbe de sable. Je ne l’envie pas… Tout en haut de cette dune, le paysage est magnifique. Des nuages ont fait leur apparition dans le ciel normalement totalement dégagé. Va-t-il pleuvoir dans ce désert où il ne pleut presque jamais? Le vent se lève et le sommet de la dune est balayé par des tourbillons de sable qui s’infiltrent partout. Fatigués, nous descendons tous, sauf David, qui souhaite continuer encore un peu, malgré le vent. Nous descendons en courant, avec plaisir, les pieds nus, dans ce sable si fin. Quel bonheur! Là-haut, sur la dune, David se protège du vent comme il le peut pour enduire son sandboard de paraffine avant sa dernière descente. Il glisse face à la pente et arrive couvert de sable et heureux. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvre de nuages menaçants et des éclairs zèbrent le ciel. Le tonnerre gronde et la pluie se déchaine. Incroyable! De temps en temps, le désert se couvre de fleurs, après les pluies. Nous avions vu cela en Afrique du Sud, près de la Namibie, mais ici, au Chili, nous nous contenterons d’admirer les superbes photos de ceux qui auront vu ce phénomène unique.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: