Valparaiso, ville unique

Bonjour à tous!

Une fois n’est pas coutume, je laisse la parole à quelqu’un d’autre pour ce blog, à quelqu’un de beaucoup plus doué que moi, pour vous décrire Valparaiso et ses contrastes… Qui d’autre, en effet, qu’un grand poète chilien, ayant eu une demeure et son cœur à Valparaiso, pourrait vous donner une idée de cette ville portuaire, si colorée et si étonnante… Les extraits qui suivent sont donc tirés du livre “Confieso que he vivido” (“J’avoue que j’ai vécu”) de Pablo Neruda, dont la maison, La Sebastiana, peut encore se visiter. Tout en hauteur, la maison a une vue imprenable sur la baie et le port de Valparaiso. Le petit bureau, depuis lequel Pablo Neruda a composé nombre de ses poèmes, dispose ainsi d’un panorama magnifique sur toute la ville et semble véritablement “vibrer” lors de fortes tempêtes.

Seul petit problème cependant, je n’ai pas trouvé les traductions en français sur Internet… Il vous faudra donc vous armer de patience, si vous ne parlez pas espagnol, pour en profiter pleinement, vu que je ne me permettrai pas de les traduire moi-même…

Pour vous aider, une petite présentation quand même et surtout… des photos!

Ville de plus de 270.000 habitants, Valparaiso a été longtemps le port le plus important du pays (jusqu’à la construction du canal de Panama). Ses maisons chatoyantes et multicolores, “accrochées” à flanc de collines (44 collines entourent ainsi la baie de Valparaiso), lui donnent son charme unique. En 2003, le centre historique de Valparaiso a ainsi été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En même temps, la pauvreté est particulièrement visible ici et les bidonvilles les plus pauvres du pays se retrouvent dans les « cerros » (collines). Maisons branlantes, rafistolées et ouvertes à tout vent, tôles ondulées et peintures bariolées… La petite criminalité est en hausse et nous avons été étonnés par tous les câbles électriques bas qui sont partout présents (pendant un instant, nous nous sommes presque crus en Inde).

La ville regorge de funiculaires, d’escaliers sans fin et de rues escarpées qui constituent un véritable labyrinthe, et un défi pour le piéton ou pour tout véhicule (nous avons emprunté la rue la plus pentue que nous ayons jamais rencontrée, pour nous apercevoir tout en haut, que c’était un cul-de-sac! Le demi-tour avec notre fourgonnette pour 12 personnes dans cette rue étroite et pentue a été mémorable…)

Comme beaucoup de villes au Chili, Valparaiso n’a pas été épargné par les tremblements de terre et, en août 1906, un séisme de magnitude 8,2 sur l’échelle de Richter entraina la mort de 3000 personnes et fit 20.000 blessés.

Valparaiso, entre mer et montagnes…

Valparaíso está muy cerca de Santiago. Lo separan tan solo las hirsutas montañas en cuyas cimas se levantan, como obeliscos, grandes cactus hostiles y floridos. Sin embargo, algo infinitamente indefinible distancia a Valparaíso de Santiago. Santiago es una ciudad prisionera, cercada por sus muros de nieve. Valparaíso, en cambio, abre sus puertas al infinito mar, a los gritos de las calles, a los ojos de los niños.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Pauvreté dans les hauteurs et richesse en bord de mer…

Valparaíso es secreto, sinuoso, recodero. En los cerros se derrama la pobretería como una cascada. Se sabe cuánto come, cómo viste (y también cuánto no come y cómo no viste) el infinito pueblo de los cerros. La ropa a secar embandera cada casa y la incesante proliferación de pies descalzos delata con su colmena el extinguible amor.”

Pequeños mundos de Valparaíso, abandonados, sin razón y sin tiempo, como cajones que alguna vez quedaron en el fondo de una bodega y que nadie más reclamó, y no se sabe de dónde vinieron, ni se saldrán jamás de sus límites.”

Pero cerca del mar, en el plano, hay casas con balcones y ventanas cerradas, donde no entran muchas pisadas.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Un véritable layrinthe d’escaliers tordus et abruptes…

Si caminamos todas las escaleras de Valparaíso habremos dado la vuelta al mundo. (si nous montons toutes les marches de Valparaiso, nous aurons fait le tour du monde…)

Las escaleras parten de abajo y de arriba y se retuercen trepando. Se adelgazan como cabellos, dan un ligero reposo, se tornan verticales. Se marean. Se precipitan. Se alargan. Retroceden. No terminan jamás.

Cuántas escaleras? Cuántos peldaños de escaleras? Cuántos pies en los peldaños? Cuántos siglos de pasos, de bajar y subir con el libro, con los tomates, con el pescado, con las botellas, con el pan?”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Nuit illuminée…

¡La noche de Valparaíso! Un punto del planeta se iluminó, diminuto, en el universo vacío. Palpitaron las luciérnagas y comenzó a arder entre las montañas una herradura de oro.

… Sólo algunos ladridos de perros astrales que cruzaban la noche, sólo un pitazo lejanísimo de navío que entraba o salía, me confirmaban la noche de Valparaíso.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Maisons accrochées aux pentes abruptes…

Las cumbres de Valparaíso decidieron descolgar a sus hombres, soltar las casas desde arriba para que éstas titubearan en los barrancos que tiñe de rojo la greda, de dorado los dedales de oro, de verde huraño la naturaleza silvestre.

Pero las casas y los hombres se agarraron a la altura, se enroscaron, se clavaron, se atormentaron, se dispusieron a lo vertical, se colgaron con dientes y uñas de cada abismo.

El puerto es un debate entre el mar y la naturaleza evasiva de las cordilleras. Pero en la lucha fue ganando el hombre.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Des maisons de toutes les couleurs comme autant de drapeaux…

Las casas se hicieron colores: se juntaron en ellas el amaranto y el amarillo, el carmín y el cobalto, el verde y el purpúreo. Así cumplió Valparaíso su misión de puerto verdadero, de navío encallado pero viviente, de naves con sus banderas al viento. El viento del Océano Mayor merecía una ciudad de banderas.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Une baie entourée de 44 collines (cerros), chacune avec son nom et son caractère propre…

Yo he vivido entre estos cerros aromáticos y heridos. Son cerros suculentos en que la vida golpea con infinitos extramuros, con caracolismo insondable y retorcijón de trompeta. Pero estos cerros tienen nombres profundos. Viajar entre estos nombres es un viaje que no termina, porque el viaje de Valparaíso no termina ni en la tierra, ni en la palabra. Cerro Alegre, Cerro Mariposa, Cerro Polanco, Cerro del Hospital, de la Mesilla, de la Rinconada, de la Lobería, de la …”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Tremblements de terre…

Valparaíso a veces se sacude como una ballena herida. Tambalea en el aire, agoniza, muere y resucita. Aquí cada ciudadano lleva en sí un recuerdo de terremoto. Es un pétalo de espanto que vive adherido al corazón de la ciudad. Cada ciudadano es un héroe antes de nacer. Por que en la memoria del puerto hay ese descalabro, ese estremecerse de la tierra que tiembla y el ruido ronco que llega de la profundidad, como si una ciudad submarina y subterránea echara a redoblar sus campanarios enterrados para decir al hombre que todo terminó.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

Valparaiso, ville immense…

¡Valparaíso de mis dolores!… Qué pasó en las soledades del Pacífico Sur?”

Yo no puedo andar en tantos sitios. Valparaíso necesita un nuevo monstruo marino, un octopiemas, que alcance a recorrerlo. Yo aprovecho su inmensidad, su íntima inmensidad.”

Pablo Neruda, “Confieso que he vivido”

2 Responses

  1. Merci pour ces photos et ces commentaires.
    On vient juste de rentrer de Valparaiso et le ressenti est le même!
    Les figues de barbarie de la Sébastiana sont justes un peu plus mûres!

    04/04/2009

  2. Salutations à vous tous ,

    Premièrement, permettez-moi de vous démontrer ma gratitude pour toutes les très pertinentes connaissances que j’ai lues sur cet beau forum .

    Je ne suis pas assuree d’être au meilleur endroit mais je n’en ai pas vu de meilleure .

    Je viens de Winkler, us . J’ai 39 années et j’ai 5 très gentils enfants qui sont tous âgés entre neuf et 10 années (1 est adoptée ). J’aime particulièrement beaucoup les animaux domestiques et je tempte de leur garantir les articles qui leur rendent la vie plus confortable.

    Je vous remercie dors et déjà pour toutes les très “à propos” discussions qui viendront et je vous remercie surtout de votre compassion pour mon français moins qu’idéal : ma langue maternelle est l’anglais et je fais de mon mieux d’éviter les erreurs mais c’est très ardu !

    A plus tard

    Arthru

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