Notre première semaine en Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, nous sommes attendus à Dunedin, au sud-est de l’île du Sud, à plus de 1400 kilomètres d’Auckland (qui est situé sur l’île du Nord)… Nous devons rencontrer une famille néo-zélandaise qui a passé beaucoup d’années en mission en Papouasie Nouvelle-Guinée et qui connait la sœur d’Ian. Ian doit aussi donner une conférence, une première pour nous… Nos échanges avec cette famille se sont passés par e-mail et l’un des messages demandait à Ian s’il pouvait donner une conférence sur le débat évolution-création. N’ayant peur de rien, Ian a répondu oui. Par la suite, l’un des messages demandait combien il y avait de personnes habituellement aux conférences d’Ian… Bref, depuis plusieurs semaines déjà, à chaque occasion, Ian travaille donc son texte dans le plus grand secret. Il préfère que nous le découvrions lors de las conférence… Au passage, j’en profite aussi pour remercier Caroline, qui œuvre activement pour nous permettre ainsi de rencontrer toutes ces familles et nous trouver ces endroits comme Bhimanapally , en Inde. Ce sont ces rencontres et ces moments qui nous sont donnés, où nous pouvons ainsi partager la vie des gens et nous « immerger » dans la culture du pays, participer et « découvrir un petit peu le pays de l’intérieur », qui donnent tout son sens à notre tour du monde. Mille fois mercis Caroline pour toutes ces rencontres merveilleuses, passées et à venir!

La Nouvelle-Zélande ne paraît pas si grande sur les cartes, mais encore une fois, nous allons parcourir près de 3700 kilomètre en 3 semaines… Cela nous donne peu de temps pour rester vraiment longtemps au même endroit, mais, après tout, nous sommes heureux de pouvoir découvrir tous ces paysages magnifiques, dont nous avons eu un petit avant-goût dans les films « Le Seigneur des Anneaux ». Xavier, David et Eric (et les parents aussi d’ailleurs) ont lu les livres de Tolkien plusieurs fois et apprécient beaucoup les films, qui sont entièrement tournés en Nouvelle-Zélande, et qui ont ainsi contribué a faire connaitre encore un peu plus ce pays à travers le monde. Suite à ces films, le nombre de touristes en Nouvelle-Zélande a augmenté de façon incroyable…

Pour commencer notre périple, nous nous dirigeons vers le parc national du Tongariro, région montagneuse et volcanique et point de rendez-vous des marcheurs. Après quelques heures de route, nous apercevons la silhouette du volcan « Mount Ngauruhoe » qui se découpe à l’horizon. Se dressant seul dans un paysage lunaire, le sommet enneigé émergeant des nuages, son apparition a quelque chose de magique. Pour tous ceux qui connaissent les films du Seigneur des Anneaux, nous sommes en pleines terres de « Mordor », face au fameux volcan « Mount Doom ».. Nous devons dormir à Whakapapa (le “wh” se prononce “f”) et, alors que nous nous rapprochons du volcan Ngauruhoe, nous découvrons, au détour d’une route, les sommets du Mount Ruapehu (qui culmine à 2797 mètres) et qui sont encore couverts de neige. Ces volcans sont encore actifs et les éruption du mont Ruapehu en 1995 ont été particulièrement spectaculaires. A notre arrivée, nous découvrons notre logement: un magnifique petit chalet, tout en bois, avec vue sur les montagnes et volcans enneigés, et ce rien que pour nous. Quelle chance! Surtout que nous venons de passer pas mal de nuits dans des backpackers, dans des dortoirs communs, et notre intimité familiale en a bien besoin…

Whakapapa est le point de départ de nombreuses marches, et nous avons tous envie de marcher un peu dans ces paysages incroyables (peut-être les parents un peu plus que les enfants…). Notre première marche passe a travers des marécages et nous fait suivre une rivière dont le lit est entièrement blanc, dû aux particules de silice qui se sont déposées sur les roches. Superbe! Dés le lendemain, nous nous levons tôt pour aller faire une marche de 7 heures, près du volcan Ngauruhoe. L’approche se fait en forêt et passe devant de magnifiques cascades (Taranaki falls). Nous émergeons de la forêt et continuons à travers la végétation montagneuse. Il fait chaud (même si les températures sont plutôt agréables ici et même fraiches le soir) et le soleil tape fort, et il n’y a plus aucun arbre a l’horizon. Peu à peu, le paysage se fait plus sauvage et la végétation plus rare. Sur notre gauche, nous apercevons le cône majestueux du volcan Ngauruhoe qui se profile au loin et, sur notre droite, la chaine de montagnes du mont Ruapehu. Les garçons marchent devant et sont sensés nous attendre à chaque croisement de chemin. Xavier et David ratent l’un de ces croisements, mais prennent la bonne direction sans le savoir, alors qu’Eric, juste un en arrière, prend le mauvais chemin. Ian part à sa recherche et le découvre un peu plus loin, marchant d’un bon pas. Nous repartons tous ensembles et découvrons notre premier lac, tout bleu, dans un paysage de plus en plus sauvage et désolé. Nous partons à « l’assaut » d’une montagne dont les flancs sont couverts de roches volcaniques. Le vent s’est levé et il fait presque froid et les chaines montagneuses sont maintenant dans les nuages. Amandine est un peu inquiète et me donne la main. Xavier et David se lancent des défis et courent dans les pentes en direction du sommet, pendant qu’Eric reste avec nous cette fois. Tout en haut, nous sommes récompensés par une vue superbe sur le volcan et sur un grand lac bleu, dont la couleur se détache d’autant plus que les pentes alentours sont grises et sans végétation. Le vent est toujours aussi fort et nous nous réfugions dans un abri de pierre pour notre pic-nic. Nous ne sommes pas seuls et nous discutons avec un couple anglais qui s’est installé en Nouvelle-Zélande il y a maintenant 5-6-ans. Ils ont beaucoup voyagé et ont fait le tour du monde en bateau… Partis pour réaliser ce tour du monde à la voile en 3 ans, ils ont finalement passé 10 ans à le faire ! Quand le virus du voyage s’installe… Pour nous, avec les enfants et les études, nous avons une bonne raison de rentrer… Et une bonne raison aussi pour apprécier chaque jour de ce tour du monde, chaque moment en famille, chaque instant de liberté, chaque rencontre et chaque découverte, car nous savons que ce voyage est une occasion unique et extraordinaire qui ne se répétera probablement pas…

Après une dernière photo familiale avec le lac en arrière-plan, nous reprenons notre marche. Les enfants nous impressionnent par leur résistance. Xavier et David sont maintenant capables d’être beaucoup plus rapides que leurs parents… (dur à admettre, mais bon…). Eric, qui n’aimait pas particulièrement la marche avant, est maintenant un très bon marcheur et nous étonne par sa résistance (de même qu’Amandine, à qui nous faisons faire tant de grandes marches et qui nous rappelle de temps en temps, avec sa petite voix, qu’elle est quand même la plus petite de la famille…).

Nous repartons après 3 nuits, comblés, et continuons notre route, au milieu de paysages magnifiques. Nous devons prendre le bateau le soir à Wellington pour aller découvrir l’Ile du Sud, dont tout le monde nous a vanté la beauté. Arrivés à Wellington, bien à temps pour notre traversée, nous attendons que le bateau arrive. Nous oublions d’éteindre les phares et, juste au moment d’embarquer, notre voiture ne veut plus démarrer… Visiblement habitués à ce genre d’incident, une voiture arrive en quelques minutes avec tout ce qu’il faut. Ouf, la voiture redémarre et nous voilà sur le bateau! Les 3 heures de traversée passent vite et l’arrivée sur Picton est magnifique. Le bateau passe entre des îles et des langues de terre sauvages et inhabitées. Nous dormons à Picton et. dès le lendemain matin, nous nous dirigeons vers la côte ouest. Nous traversons des parcs nationaux et découvrons des lacs immenses, entourés de montagnes. En chemin, nous nous arrêtons dans les gorges de Buller. Un pont suspendu, long de 110 mètres, traverse les gorges et permet de passer de l’autre côté de la rivière. Nous marchons sur de petits sentiers, le long de la rivière, qui a vu de nombreux chercheurs d’or s’installer et essayer de faire fortune. Un peu plus loin, une grande faille rappelle que cet endroit a été l’épicentre d’un grand tremblement de terre en 1929. Nous découvrons, par la même occasion, ce que sont les « sandflies », ces petites mouches qui s’infiltrent un peu partout et dont la piqûre est particulièrement pénible… Par la suite, partout où nous irons sur la côte ouest, nous serons accompagnés par ces petites mouches peu sympathiques…Dans certains endroits, le simple fait d’ouvrir la fenêtre ou la portière de voiture suffit à faire rentrer des dizaines de ces petites bestioles… Pendant les minutes qui suivent l’invasion, la voiture se remplit de drôles de bruits: chacun tape un peu partout et pousse des cris féroces ou des cris de victoire.. Nous voilà tous transformés en tueurs professionnels et sadiques! Chacun a sa technique, pourvu que cela marche. Pas de quartier! Il s’agit de ne pas laisser une seule de ces sandflies nous « dévorer »!

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