Nouvelle-Zélande, nous voici…

Après un vol sans histoire, nous arrivons à Auckland vers minuit (heure néo-zélandaise). La liste des articles à déclarer est encore plus longue qu’en Australie, et inclut tout ce qui est nourriture, bois, coquillages, plantes, graines, etc. Même si nous n’avons presque rien gardé de tous les pays que nous avons visité, nous avons quand même quelques petits coquillages (Amandine a jeté tous les grands et gardé l’équivalent de 2 petites boîtes d’allumettes….), des algues creuses qui font office de trompettes, divers trésors collectionnés par Amandine, comme des petits bouts de bois, du coton, de la laine, des petites graines, bref, tout ce qui est petit et peut se glisser dans une petite boîte. Les douanes australiennes nous ont laissé tous ces trésors, mais les douanes néo-zélandaises semblent encore plus strictes… Les enfants ont aussi plein de chocolats et de bonbons de Noël qui leur restent. Nous devons aussi déclarer nos chaussures de marche et devons répondre oui à toutes les questions nous demandant si nous avons marché en forêt, été sur une ferme et eu des contacts avec les animaux dans les 30 derniers jours…. Les seules questions où nous pouvons répondre non sont celles nous demandant si nous avons plus de 10.000 NZD sur nous (tiens, bizarre…), ou si nous avons des armes, de la drogue, de l’alcool ou des cigarettes… Bref, nous allons probablement devoir ouvrir tous nos sacs et montrer tous les articles en question… Aïe, aïe, aïe… Nous attendons notre tour et le douanier nous demande de préciser tout ce que nous avons. Il écrit toute la liste et nous demande d’attendre dans la file 3. Quand vient notre tour, nous ouvrons et fouillons tous les sacs pour trouver tous les articles en question. Suivant les personnes (je ne donnerai pas de noms…), il y a les sacs « fouillis » où tout est plus ou moins jeté pêle-mêle et où tout déborde dès que l’on veut ouvrir le sacs, ou il y a les sacs où tout est méticuleusement rangé (trop d’après les premiers cités), ou encore les sacs qui hésitent entre les premiers et les derniers… Le douanier ouvre des grands yeux devant tout ce que nous déballons et va consulter son supérieur pour un certain nombre de nos articles (et notamment les algues creuses qui viennent d’Afrique du Sud et qui, malgré la démonstration d’ Ian de l’utilité de de ces algues en tant que trompettes, ne semblent pas convaincre le douanier…). Finalement, les algues passent, ainsi que les coquillages et les chocolats. Certaines des petites graines d’Amandine, son coton et sa laine, et le bout de bois sculpté par David ont moins de succès et partent à la poubelle. Tant pis… Amandine prend cela avec philosophie, car cela fait longtemps qu’elle sait qu’elle ne pourra pas forcément tout garder. Pas loin de nous, une dame indienne est en train de déballer toutes les épices pour faire un bon curry ou un bon massala. La douanière en supprime un certain nombre en lui disant qu’elle pourra de toutes façons les trouver en Nouvelle-Zélande. La dame n’a pas l’air très convaincue, mais on ne plaisante pas avec ces formalités… Nous sortons nos chaussures de marche et le douanier part les faire asperger d’insecticides. Deux paires par deux paires, cela prend un certain temps… Finalement, nous sortons les derniers de l’aéroport peu après 1 heure du matin (heureusement que nous sommes encore habitués à l’heure de Cairns où il n’est que 10 heures du soir…) et nous arrivons dans notre auberge vers 1 heure 30. Nous devons encore faire nos lits dans le noir, car nous sommes dans un dortoir de 8 lits et que nous ne sommes pas seuls. Nous nous écroulons tous finalement vers 2 heures du matin et n’émergeons que bien après 10 heures… Nous sommes le 6 janvier, jour de l’Epiphanie. Nous avons hâte de découvrir ce pays dont tout le monde nous a vanté la beauté sauvage. Après une bonne journée dans Auckland, où nous montons en haut de la grande tour pour avoir une vue à 360 degrés sur la ville et sur toutes les îles et les volcans qui entourent la ville, nous récupérons notre voiture de location et filons vers les zones montagneuses et volcaniques. Sans transition, nous nous retrouvons au pied des montagnes et volcans enneigés après nos forêts tropicales. Les paysages sont (oserai-je encore le dire?) magnifiques… Après plusieurs mois en sandales et t-shirts, nous allons être contents de remettre nos chaussures de marche et nos pulls…

Nos derniers jours en Australie

Après la Grande barrière de Corail, nous continuons à remonter vers Cairns. Les distances dans ce pays sont immenses et nous aurons parcourus près de 3600 kilomètres rien que dans le Queensland. En rajoutant les 1200 kilomètres parcourus en Nouvelle Galles du Sud, cela fait une belle moyenne en un mois seulement… Les journées en voiture sont parfois longues et souvent un peu fatigantes, mais c’est la rançon a payer pour pouvoir retrouver tous nos amis… Heureusement, les paysages sont magnifiques et nous faisons attention de faire des pauses de plusieurs jours dans des endroits sympathiques. Nous passons notre premier janvier tranquillement au milieu des champs de canne à sucre…. Puis nous remontons sur Atherton, une région volcanique couverte de forêts tropicales superbes, que nous avions déjà un peu explorée à l’aller et qui nous avait beaucoup plu. Cette région est l’une des rares où se trouvent à la fois des plantations de café, de thé, de canne à sucre, de bananes et de mangues… Nous décidons d’aller visiter une plantation de café. Nous avons du mal à rallier l’enthousiasme des troupes, qui préfèreraient passer la journée à se reposer… Finalement, tout le monde vient et profite de la visite. Nous avons le droit aussi à des dégustations en fin de visite et pour toute la famille, à part pour Ian qui aime réellement le café, c’est plutôt un concours de grimaces qu’une dégustation… Mais nous sortons tous heureux de cette visite et un peu plus instruits sur le café… Pour aller se rafraichir, nous allons ensuite nager dans un grand lac. La nature ici est vraiment magnifique et extraordinaire! Sur le chemin du retour, nous apercevons un cinéma «drive in »: ici, on rentre avec sa voiture et on regarde le film depuis sa voiture… Il y a le film Australia et nous décidons d’essayer (nous l’avons déjà vu avec Ian, mais les enfants ne l’ont pas vu). Les enfants sont ravis et c’est une nouvelle expérience à notre palette…

Le lendemain, le ciel est couvert et menaçant, mais nous voulons aller explorer un ancien cratère. Une petite marche dans la forêt tropicale nous permet d’aller admirer cet immense trou, profond de plus 70 mètres au moins. Chaque fois que nous pénétrons dans ces forêts tropicales (rainforests), nous sommes surpris par le bruit incessant, où se mêlent les orchestres de grenouilles, d’insectes et d’oiseaux. De temps en temps, des cris d’oiseaux un peu plus vifs se font entendre. A cela se rajoute le bruit de cascades et de cours d’eau. Nous apercevons de gros lézards qui se dorent au soleil (qui a bien voulu réapparaître) et profitons de ces instants magiques qui nous sont donnés. A la fin de notre balade, les nuages ont réapparu et, à peine sommes-nous rentrés dans la voiture, qu’une pluie torrentielle s’abat sur nous. Les enfants voulaient aller dans un lac de cratère pour nager, ils sont toujours partants malgré la pluie, nous y allons donc. Une fois sur place, seule la moitié de la famille est toujours décidée… Ian, David et Eric vont nager pendant que le reste de la famille attend bien au sec dans la voiture… Ian revient pour me dire qu’il y a un gros serpent juste au-dessus de là où ils ont posé leurs chaussures. Je me décide à sortir pour aller faire une photo, rien que pour vous… et rentre trempée, mais impressionnée par la taille du reptile. Lové sur lui-même, bien à l’abri de la pluie, noir avec des tâches jaunes, il est superbe (et dangereux???). Nous rentrons sur Atherton et, toujours sous une pluie battante, nous nous arrêtons près d’une plateforme d’observation pour essayer d’apercevoir des ornithorynques (« platypus » en anglais, nom un peu plus facile à prononcer et à écrire et un peu plus sympathique à mon goût pour décrire ces petits animaux si particuliers…)… En silence, nous attendons. Heureusement, la plateforme est couverte et nous sommes bien abrités. Nous apercevons des petites têtes, mais vu la lenteur avec laquelle ces petites bêtes se déplacent, nous imaginons que ce sont plutôt des tortues… Nous apercevons aussi un serpent d’eau tout noir… Cela fait 3 serpents en deux jours, en comptant celui qui est passé juste à côté des pieds de Ian (qui était en sandales) et qui mesurait bien au moins 1,5 mètres… Après pas mal de temps passé en silence à observer la rivière, nous sommes sur le point d’abandonner lorsqu’un australien arrive et nous dit d’attendre encore quelques minutes, car c’est vraiment le bon moment pour les apercevoir. Moins de 5 minutes plus tard, nous apercevons notre premier ornithorynque (nettement plus rapide que nos tortues, il n’y a aucun doute). Quelle chance! Nous discutons avec cet australien. Probablement retraité, il a trouvé un travail où il garde une vieille gare et est ainsi logé. Il vient tous les soirs admirer ce petit coin de rivière et connait toutes les plantes et animaux du coin. Il respire la joie de vivre et est particulièrement heureux de son sort. Nous repartons gagnés par sa joie et sa bonne humeur. Dès demain, nous prendrons l’avion pour aller découvrir notre nouvelle destination: la Nouvelle-Zélande…