Être Catholique autour du monde

Étymologiquement catholique veut dire universel. Le voyageur autour du monde peut aller dans n’importe quelle église et être chez lui. Pendant les 6 semaines que nous avons été en Afrique du Sud nous sommes allés 7 fois à la messe en famille et avons gouté à l’universalité de l’Eglise,

Chaque fois est néanmoins un parcours du combattant. Il faut trouver une église et un horaire. Mais chaque messe est une récompense et montre la diversité de notre famille universelle mais également son unité.

Notre première messe est à Durban dans une paroisse blanche. Une belle église moderne. Une messe priante. A l’extérieur de l’église un point d’accueil pour les nouveaux paroissiens.

Notre seconde messe est également à Durban. Un autre quartier, une autre église. Également une paroisse essentiellement blanche, un prêtre italien à l’accent anglais impeccable. A la sortie le prêtre nous salue cordialement.

Le dimanche suivant changement de décors. Nous voilà à Port St John. Village important dans la Wild Coast. La messe est célébrée par un prêtre noir avec une communauté entièrement noire sauf pour un irlandais et nous même. Nous sommes accueilli par le prêtre à l’arrivée. La vigueur des chants et la puissance des voix des femmes de la congrégation portent la prière des fidèles. A la fin de la célébration une des paroissiennes nous souhaite la bienvenue au nom de toute la congrégation et tous nous dédient un ban.

La semaine suivante autre lieu, autre messe. Cette fois-ci nous sommes à Jeffreys Bay, la Mecque des surfeurs du monde entier. Trouver l’église relève du défi mais Internet nous sauve. La paroisse n’a pas encore d’église mais la messe à lieu dans une salle des fêtes qui sert d’église permanente en attendant. Cette fois-ci nous avons un prêtre irlandais, en Afrique du Sud depuis 40 ans. Un sermon très intéressant sur Jésus qui calme les la tempête et marche sur les eaux, mais une fois n’est pas coutume il aborde sans hésitation les questions politiques du moment comme l’équipe au pouvoir ou la crise du Zimbabwe pour nous expliquer les tempêtes que nous avons dans notre vie. Entre nous nous faisons référence à cette messe en parlant du prêtre politique. A la fin de la messe nous sommes invité à partager une tasse de thé.

La semaine suivante nous cherchons une messe pour le 15 Août. Nous en trouvons une à Hermanus Bay à 8h30. Cela nous convient car nous partons ensuite vers Cap Town. Là pas de chance. L’information que nous avions sur Internet n’est pas bonne. Des paroissiens qui ce sont également trompés nous informent que la messe est repoussé à 18h00. Pour nous ce n’est pas possible car nous avons rendu notre logement. Nous espérons trouver une messe à Cap Town. En arrivant nous demandons à l’office de tourisme qui nous dirige vers la cathédrale Anglicane ! Nous n’avons ni messe ni logement et il est presque midi. Nous décidons de chercher l’église et espérons qu’il y aura une messe le soir. A 13h05 nous trouvons enfin l’église, en fait la Cathédrale de Cap Town. Et la messe est à 13h10 ! Nous avons tout juste le temps de nous garer, prendre nos sacs, que nous ne voulons pas laisser dans la voiture, et participer à la messe du 15 Août.

Le Dimanche suivant nous sommes à Hout Bay à l’extérieur de Cap Town. Cette fois-ci la messe est dans un des quartiers plus populaires. A nouveau nous sommes accueilli par le prêtre ravi de voir des français.

Trois jours plus tard nous sommes dans le décor désertique du Nord de l’Afrique du Sud et nous arrêtons à la Cathédrale de Pella. Malheureusement nous n’avons pas l’occasion d’aller à la messe mais profitons de l’accueil des religieuses et bavardons avec un vieux missionnaire français.

Notre avant dernière messe est à Kimberley, ville des diamants. Nous avons la chance de tomber par hasard sur l’église avec les horaires bien affichés et confessions avant toutes les messes du week-end. La paroisse est assez mixte entre blancs et noirs. A nouveau le prêtre nous accueil à la sortie de la messe.

Et enfin notre dernière messe de Johannesburg nous réserve des surprises. Pour la trouver nous cherchons sur Internet et trouvons une église près de notre auberge de jeunesse avec une messe à 10h30. Tôt dimanche matin je pars explorer pour trouver le lieu, car phénomène curieux l’adresse n’est pas sur Google maps. Et je découvre que l’église est en plein bidonville. Or tous les guides expliquent qu’il ne faut pas s’aventurer dans les bidonville. Le dilemme est de courte durée et je commence à explorer les lieux pour trouver l’église. Expérience intéressante. Je trouve enfin l’endroit et reviens chercher tout le monde et nous avons la chance de participer à une messe de plus de deux heures que les enfants n’ont pas vu passer. Nous sommes les seuls blancs dans une grande église bondée, les chants fussent de deux chorales. La messe est célébrée en au moins en 3 langues, heureusement le sermon de 25 minutes est en anglais. Le prêtre ne mâche pas ses mots et nous tient en haleine. A la fin de la messe il s’arrête à notre niveau et nous accueil cordialement.

Voilà notre dernière messe dans ce pays plein de contraste. Oui notre expérience Sud Africaine confirme bien que nous sommes chez nous dans toutes les églises universelles.

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