7 mois déjà que nous sommes rentrés… Découvrez l’un des fruits de ce tour du monde en famille…

7 mois déjà depuis que nous sommes rentrés. 7 mois bien occupés pendant lesquels nous n’avons pas eu le temps de chômer…

Se réinstaller, retrouver un rythme de vie sédentaire, reprendre le chemin de l’école, du travail… Autant d’activités parfaitement normales, mais auxquelles il faut se réhabituer après 1 an de voyage…

Nous continuons à être en contact avec toutes les personnes incroyables que nous avons rencontrées autour du monde. Beaucoup vivent dans des conditions difficiles, mais s’efforcent d’améliorer les conditions de vie des personnes autour d’eux. Ils nous ont impressionnés, inspirés. Nous avons voulu leur donner un petit coup de pouce, les aider dans leur quotidien, leur permettre d’améliorer la vie de leurs voisins…

Pour cela, nous avons créé une association : Villages Porteurs de Projets.

C’est une association à but non lucratif, loi 1901, qui a pour vocation d’encourager ces personnes porteuses de projets qui veulent changer la vie de leurs voisins et de leur village. Concrètement, nous voulons les aider à trouver le financement pour ces projets qui doivent permettre à chacun de vivre dignement là où les ressources manquent cruellement.

Venez découvrir cette association, fruit de ce tour du monde, sur le site :

www.villagesporteursdeprojets.org

Vous y retrouverez des personnes que nous avons croisées lors de ce tour du monde en famille et dont nous vous avons parlé sur ce blog, au fur-et-à-mesure de nos rencontres.

Bonjour à tous!

C’est de notre nouvelle maison (ou “appartement-maison”) que j’écris ces quelques lignes. Nous avons trouvé un logement à Maisons-Laffitte et sommes en train de nous installer depuis un peu plus d’une semaine.

Il y a quelques jours, nous sommes allés chercher les enfants, en vacances dans le sud depuis 1 mois, et nous sommes arrivés hier soir, ou plutôt ce matin, dans la nuit, à Maisons-Laffitte (vive les bouchons sur les routes…).

Depuis, chaque enfant redécouvre avec bonheur qui ses livres, ses playmobiles, ses jeux, etc. C’est un peu comme si nous étions à Noël. Tout est “nouveau” ou presque. Sensation étonnante… Depuis que nous sommes arrivés en France, nous regardons tout d’un oeil nouveau et goûtons chaque plat comme si nous le découvrions pour la première fois après tant de temps… Bonheur d’être ici, de retrouver toute la famille et les amis, de nous installer… Bonheur d’avoir vécu cette incroyable aventure en famille. Bonheur de chaque instant.

Il reste beaucoup à faire pour tout préparer et nous installer réellement, mais nous le savons déjà, nous allons être très bien dans notre nouveau chez nous. Il n’est pas bien grand, mais, avec nos amis chiliens, nous pourrons dire: “mi casa es chiquita, pero mi corazon es grande” (“ma maison est petite, mais mon coeur est grand”). J’espère bien que vous y trouverez tous la porte grande ouverte et que vous viendrez nous visiter, que vous habitiez juste à côté ou à l’autre bout du monde…

Quelques nouvelles…

Et voilà! Nous sommes en France depuis quelques jours. Tout le monde va très bien.  Les enfants sont en vacances dans le sud de la France. Ian a commencé à travailler dès le lundi 20 juillet à Paris, et nous cherchons activement un logement pour pouvoir nous installer à Maisons-Laffitte, près des écoles des enfants.  Nous retrouvons la France avec plaisir aussi, la famille avec beaucoup de joie et attendons de retrouver tous nos amis d’ici peu.

Le grand jour du retour…

C’EST LE GRAND JOUR!

Dans quelques heures, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

Nostalgie (déjà!), excitation, une pointe de tristesse et beaucoup de joie,

tout se mêle et s’entremêle…

Tout a une fin, même un tour du monde,

mais, heureusement, ce n’est qu’un tremplin vers une autre aventure.

Trouver un logement, s’installer, reprendre une vie plus conventionnelle,

retrouver tout le monde, famille et amis,

que nous avons gardés dans notre cœur et nos prières toute cette année…

Bâtir tous ces projets qui nous tiennent à cœur,

ces rêves qui nous motivent,

dont un certain nombre sont le fruit de ce tour du monde…

Mais, chut, ils doivent d’abord mûrir avant d’éclore…

A bientôt dans ce beau pays qu’est la France,

pour d’autres aventures tous ensemble!


PS: Avis à tous les mansonniens qui nous suivent!

Si vous avez des « tuyaux » pour un logement,

nous sommes preneurs…

Nous arrivons à Maisons-Laffitte dans quelques jours.

10 jours en Floride

Pour nos derniers 10 jours de tour du monde, nous prenons l’avion pour la Floride. En débarquant à Miami, nous retrouvons la chaleur, la vraie chaleur humide et tropicale et cela nous fait presque plaisir! Nous filons sur Orlando car nous sommes le 6 juillet et le lendemain, David fêtera son anniversaire. Orlando est connu un peu partout pour ses parcs d’attraction, dont Disney et Universal. Nous choisissons de passer le 7 juillet dans le parc aquatique Wet’n’Wild et avec l’entrée normale, nous recevons un « pass » pour revenir juqu’au 31 decembre 2009, si l’envie nous en dit! Nous profitons du parc pendant 3 jours et notamment le soir, après les pluies orageuses qui font fuir une grande partie des familles. Dans ce parc, étonnamment, toutes les attractions sont accessibles dès 1,20 mètre et Amandine peut donc tout faire, même le toboggan vertical si impressionnant. Je lui demande si elle a fermé les yeux et elle me répond: “Oh oui! J’avais trop peur!”, avec un immense sourire et une satisfaction évidente… Nous nous en donnons à cœur joie et, après 3 jours et quelques courbatures pour les plus grands, nous repartons en passant d’abord voir le centre de la NASA. Nous resterions bien jusqu’au 11 juillet pour voir le lancement de la navette spatiale depuis la plage de Cocoa Beach, mais nous avons peu de jours et nous voulons découvrir un petit peu de la Floride (et pas seulement ses parcs d’attraction). De plus, la météo est plutôt incertaine et le lancement risque d’être retardé.

Nous repartons donc, direction les “Keys”, ce chapelet d’îles à la pointe sud de la Floride. Ces îles, dont un certain nombre sont reliées par des ponts, couvrent ainsi plus de 250 km de long. Les paysages sont magnifiques et la mer bleue turquoise qui brille au soleil de chaque côté ajoute au charme de ces îles. Nous nous installons sur l’une d’elles, à peu près au milieu de cet immense arc de cercle et profitons de la mer chaude et transparente. Nous allons aussi découvrir Key West, la dernière île, la plus à l’ouest. Partout, les points de vue sont incroyables. Le dernier soir, lors d’un bain de minuit sous le ciel étoilé magnifique, Eric se fait soudainement piquer. Nous sortons très vite de l’eau, ne sachant pas ce qui s’y trouve. Une méduse sans doute. David nous rassure en nous disant que si c’était un poisson lion, Eric serait déjà mort en quelques minutes. Ouf, nous voilà effectivement rassurés!

Après quelques jours, nous repartons comblés et allons à Miami. Il ne nous reste plus que 2 jours, le compte à rebours s’accélère… Nous allons nous promener dans les Everglades qui couvrent tout le sud de la Floride. Ce parc naturel est recouvert d’une végétation incroyable qui baigne en permanence dans l’eau (sauf parfois en hiver en cas de sécheresse). Contrairement à ce que nous croyions, les Everglades ne sont pas un marécage, puisque l’eau ne stagne pas, mais est constamment en mouvement. Des « herbes scies » recouvrent une grande partie de la surface, ainsi que des palmiers, des mangroves et, là où le sol est un peu plus élevé, des cyprès et des pins. Ces eaux et cette végétation abritent de nombreux alligators et des crocodiles et nous scrutons ce foisonnement de verdure à la recherche de ces reptiles impressionnants. Régulièrement, nous entendons un genre de grognement inquiétant, signe qu’il y a bien des alligators dans les parages. Soudain, Ian s’arrête, c’est lui qui a aperçu le premier alligator. Bien caché sous les feuillages, seul son museau et ses yeux dépassent. Plus tard, nous en voyons un deuxième, juste au-dessous de la passerelle sur laquelle nous évoluons. Puis, un troisième, en mouvement cette fois-ci. Majestueusement, il fend les eaux tranquillement et se laisse admirer. Nous apercevons aussi des tortues et plein de poissons. Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer aussi ces petits lézards dont la gorge d’un beau rouge-vif se gonfle régulièrement. Nous les avions déjà remarqué depuis que nous sommes en Floride, mais cette fois, je réussis à photographier l’un de ces petits lézards alors qu’il gonfle sa gorge.

Malheureusement, qui dit eau dit aussi moustiques et malgré les deux anti-moustiques différents dont nous nous sommes aspergés (et qui sont sensés tenir à distance les moustiques les plus féroces autour du monde…), nous commençons à souffrir sous le coup de leurs assauts répétés. Nous achetons un autre anti-moustique dans l’un des petits magasins du parc et alors que nous nous envoyons des nuages de vapeur toxique de cet insecticide puissant (exagération possible de l’auteur, encore que l’odeur à elle seule était vraiment toxique…), nous pouvons aussi voir les hordes de moustiques qui s’attaquent à nous et nous piquent même à travers les vêtements. Aucun respect ces moustiques! Certains des enfants partent se réfugier dans la voiture, alors que nous voulons aller sur un autre sentier. J’abandonne aussi peu après, seuls Ian et Xavier décident d’aller jusqu’au bout, en marchant aussi vite que possible pour essayer de semer ces poursuivants décidément très tenaces. Alors qu’il marche ainsi, Xavier heurte un serpent qui heureusement s’enfuit. Nous avons bien lu qu’il existe un certain nombre de serpents particulièrement dangereux dans les Everglades, mais nous sommes incapables de dire si celui-là l’était… Finalement, nous remontons tous avec soulagement dans la voiture et essayons de tuer les derniers moustiques qui ont décidés de nous tenir compagnie jusque dans la voiture, qui sent pourtant l’anti-moustique à plein nez. Nous hésitons entre ouvrir les fenêtres pour ne pas suffoquer au risque de nous faire piquer encore plus, ou suffoquer et ne pas attirer plus de ces moustiques rebelles à tout insecticide… Je me dis que nous allons être beaux en débarquant en France dans deux jours… Nous allons un peu plus loin dans le parc, mais curieusement, plus personne n’est très pressé de sortir de la voiture… Nous voulions aussi essayer l’un de ces bateaux plats hydroglisseurs, typiques de ce parc des Everglades, mais là aussi, il n’y plus d’amateurs, tant chez les enfants que chez les adultes… Bizarre!

Nous rentrons à Miami nous baigner dans la mer chaude une dernière fois, puis dans la piscine. Nous prolongeons ces moments tous ensemble… Demain, mercredi 15 juillet, nous prendrons l’avion pour rentrer en France…

New York, New York…

Après cette réunion de famille et quelques jours de plus à Boston, nous laissons la voiture et descendons en bus à New York. Nous arrivons la veille du 4 juillet, la fête de l’indépendance. Avec New York, nous retrouvons le beau temps et des températures plus clémentes. Nous allons découvrir Manahattan et les différents quartiers, tous avec une personnalité bien marquée. Nous marchons le long de Brodway avenue, apercevons la Statue de la Liberté depuis les quais, passons devant « Ground Zero », nous laissons éblouir par les lumières et les écrans géants de Times Square. Nous marchons, marchons, histoire de sentir un peu cette ville, mais nous finissons par trainer tout le monde et par avoir du mal à avancer nous-mêmes. Le soir, nous assistons aux magnifiques feux d’artifices sur les quais (nous manquons ceux du 14 juillet en France, mais nous aurons quand même eu nos feux d’artifices…). Il y a en fait 6 feux d’artifice en parallèle et le résultat est impressionnant. Il y a une foule incroyable, mais nous avons la chance de pouvoir accéder aux quais et d’être tout près. De retour à l’hôtel, nous nous écroulons et il suffit de quelques minutes pour que tout le monde s’endorme. Nous n’avons que 2 vraies journées pour découvrir un peu de cette ville gigantesque et nous comptons en profiter!

Le lendemain, nous allons sur Liberty Island pour admirer de près cette fameuse Statue de la Liberté ou plus exactement « la Liberté éclairant le monde », car tel est son nom. Les mesures de sécurité pour monter à bord du bateau, puis pour entrer dans le socle de la statue sont draconiennes, plus strictes encore que pour prendre l’avion (et nous commençons à être des spécialistes de ces moments…). Nous prenons notre mal en patience pendant que nous faisons la queue à plusieurs reprises pour toutes ces sécurités. Depuis le 11 septembre 2001, l’intérieur de la statue était fermé aux visiteurs, mais ce 4 juillet, la statue réouvre ses portes (ou plutôt ses escaliers) et peut de nouveau se découvrir de l’intérieur. Seul petit problème, tous les billets sont déjà vendus jusqu’en fin septembre… Nous nous contentons donc de monter dans le socle de la statue et de visiter le musée qui explique toutes les phases de la construction de la statue. Offerte par la France aux Etats-Unis en 1886 pour commémorer le centenaire de la déclaration d’indépendance et en signe d’amitié entre les 2 pays, elle a été conçue par le sculpteur français Frédéric-Auguste Bertholdi. C’est l’architecte Viollet-le-Duc qui choisit les cuivres pour l’enveloppe externe et la technique du repoussé (300 plaques de cuivre composent la statue), pendant que Gustave Eiffel, à la mort de Viollet-le-Duc, construit la charpente métallique intérieure.

Haute de 46 mètres, elle surplombe fièrement le port de New York. C’est la première image que voyaient les émigrants en arrivant à Ellis Island, symbole d’espoir et de liberté pour tous ceux qui avaient tout quitté en quête d’une vie meilleure. Un poème d’Emma Lazarus, inscrit au pied de la statue, immortalise ces moments:

“The New Colossus”

Not like the brazen giant of Greek fame,

With conquering limbs astride from land to land;

Here at our sea-washed, sunset gates shall stand

A mighty woman with a torch, whose flame

Is the imprisoned lightning, and her name

Mother of Exiles. From her beacon-hand

Glows world-wide welcome; her mild eyes command

The air-bridged harbor that twin cities frame.

“Keep ancient lands, your storied pomp!” cries she

With silent lips. “Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost to me,

I lift my lamp beside the golden door!”

Emma Lazarus

Le Nouveau Colosse

Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque,
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, battues par les flots, aux portes du soleil couchant se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est la foudre emprisonnée, et son nom
Mère des exilés. De sa main qui est une balise
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard éclair
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
“Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre age!” proclame-t-elle
De ses lèvres closes, “Donne moi tes pauvres, tes extenués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libre,
Le rebus de tes rivages surpeuplés.
Envois-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or!

Après cette visite, nous allons à Ellis Island, cette île sur laquelle, dès 1892 (et jusqu’en 1954), tous les immigrants qui arrivaient aux Etats-Unis débarquaient et étaient soit acceptés, soit refoulés et remis dans un bateau, sans avoir touché le sol du continent américain. Aujourd’hui, c’est un musée très bien fait qui retrace l’histoire de tous ces immigrés. Dès l’entrée, des dizaines de bagages, malles, coffres en tout genre sont entassés. Je reste fascinée par cet amoncellement de bagages. Nous avons vécu un an avec nos bagages, mais eux quittaient tout et devaient emmener « toute une vie » avec eux, sans savoir ce qu’ils trouveraient dans ce nouveau pays… A l’étage sont gardés quelques uns des « trésors » qu’ils emmenaient ainsi avec eux: vêtements traditionnels, machines a coudre, outils, instruments de musique, Bibles et objets religieux, objets précieux… Quel choix difficile cela devait être! Les différentes salles retracent l’itinéraire des immigrants et donnent beaucoup de témoignages, heureux ou moins heureux. Il devait falloir beaucoup de courage pour ainsi tout abandonner et partir à la poursuite d’un monde meilleur, sans savoir vraiment ce à quoi s’attendre…

Une grande réunion de famille et la première communion d’Amandine

Nous redescendons sur Boston où nous allons chercher à l’aéroport les parents d’Ian qui viennent pour 10 jours. Depuis plusieurs mois déjà, cette réunion de famille s’organise. Toute la famille d’Ian vient d’un peu partout pour que nous soyons tous ensemble à Wakefield, à Rhode Island, car c’est là que se trouve Caroline, la sœur ainée d’Ian. Caroline est consacrée et s’occupe actuellement d’une école vocationnelle à Rhode Island. Nous ne la voyons pas très souvent et cette réunion est donc exceptionnelle et attendue par tous. Le frère d’Ian vient avec toute sa famille et Véronique, que nous avions vu à San Diego, vient avec ses enfants, Philippe n’ayant plus de jours de vacances. Nous sommes donc presque tous là. Les enfants sont ravis de retrouver leurs cousins et après ces 11 mois autour du monde, retrouver la famille est bien sympathique.

Nous sommes d’autant plus contents d’être là que Caroline fait partie de notre tour du monde d’une façon très spéciale. La plupart des missions de volontariat que nous avons pu trouver autour du monde et certaines des familles que nous avons rencontrées viennent de contacts que Caroline nous a trouvé ou que d’autres personnes de l’école ont trouvé. Nous savons aussi que toute l’école nous a accompagnés par la prière et que notre tour du monde n’aurait pu se faire sans toutes ces prières…

De même, notre tour du monde n’aurait pu se faire sans toutes les personnes qui nous accueillent et nous font une place dans leur maison, dans leur famille, pendant quelques jours, voire quelques semaines. A Rhode Island, c’est Karen qui nous accueille pendant 10 jours dans sa maison. Pour la première fois depuis le début de ce tour du monde, nous avons tous « notre » chambre. Les garçons sont ravis d’avoir ainsi un petit peu d’intimité, pendant qu’Amandine, elle, s’inquiète pendant un moment: elle préfère que nous soyons tous ensemble. Le moment passe et Amandine profite aussi de « sa » chambre. Chaque jour, des petites attentions nous attendent: un brownie, un bol de pop-corn, des biscuits, etc., accompagnés d’un petit mot nous disant de nous servir. Les enfants chaque soir découvrent avec joie ces attentions et se régalent. Cela change de notre « régime de route » ou certains repas sont sautés ou particulièrement simplifiés… Merci Karen pour tant de gentillesse et pour cet accueil si chaleureux.

C’est dans cette école, entourée de toutes ces jeunes filles qui cherchent à discerner leur vocation et des consacrées qui les encadrent, qu’Amandine, le 25 juin, fait sa première communion. Depuis le début de ce tour du monde, Amandine voulait vraiment faire sa première communion et c’est avec beaucoup d’impatience qu’elle attendait donc ce moment et se préparait. La messe, toute simple, est très belle et Amandine peut enfin vivre ce moment si spécial et si beau. Pour l’occasion, nous avons même trouvé une jolie robe blanche, ce qui permet à Amandine de porter autre chose que ses habituels « vêtements de voyage » (les mêmes 3 pantalons et t-shirts depuis le début de ce tour du monde, un gros sacrifice pour notre Amandine qui aime tant les robes…).

Nous avons aussi l’occasion de donner 2 conférences et de nous perfectionner ainsi dans cet art tout nouveau pour nous. Revoir en si peu de temps tout ce que nous avons vécu en un an est émouvant pour nous (et j’espère pour ceux qui y assistent aussi). Il s’est passé tant de choses en cette période si courte que nous n’avons pas fini de tout « intégrer », de tout « digérer » et qu’il nous faudra probablement longtemps pour le faire. Chaque jour, nous rendons grâce pour ce tour du monde en famille qu’il nous a été donné de vivre tous ensemble.

Le temps avec toute la famille d’Ian passe vite, très vite. Nous allons visiter Plymouth, un village qui recrée les conditions des premiers pèlerins arrivés en Amérique à bord du Mayflower en 1620. Les passagers du Mayflower venaient d’Angleterre et beaucoup fuyaient les persécutions religieuses. Dans ce « musée vivant », les gens du village « incarnent » des personnes du 17ème siècle et cela donne des conversations assez surréalistes: nous sommes au 21ème siècle, ils parlent et agissent comme s’ils vivaient au 17ème siècle et le font plutôt bien! Nous visitons les maisons et voyons chacun vaquer à ses occupations et à son travail. Dans ce « musée », nous sommes invités à poser toutes les questions que nous voulons et à parler avec ces « pèlerins ». Dans une autre partie de Plymouth Plantation, des indiens Wampanoag expliquent les traditions indiennes du 17ème siècle. C’est grâce à ces indiens Wampanoag que les premiers colons, arrivés en hiver, ne sont pas tous morts de faim, même si près de la moitie ne survécurent pas aux rigueurs de ce premier hiver. Les indiens leur offrirent de la nourriture et leur apprirent à chasser et à cultiver le maïs, les sauvant ainsi de la famine. Dès novembre 1621, la récolte de maïs était bonne et les pèlerins célébrèrent cette moisson abondante avec les indiens pendant 3 jours: le premier « Thanksgiving ». Plus tard, en 1863, le président Lincoln en fait une fête nationale, une journée d’action de grâce et de prières… Enfants comme adultes, nous apprécions beaucoup cette journée où l’histoire se fait présente et vivante devant nos yeux.